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    Marche des nationalistes du parti Svoboda, à Lvov, en Ukraine.

    Que fait ce «néonazi» de Kiev à l'Assemblée nationale? Des députés français s'interrogent

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    Est-ce la meilleure idée de recevoir à l'Assemblée nationale le co-fondateur du parti nationaliste ukrainien Svoboda Andreï Parouby, même si à présent il est le président du parlement ukrainien? François de Rugy n'y voit rien d'étrange, tandis que d'autres députés trouvent cette situation inacceptable.

    Le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, a été fortement critiqué par un certain nombre de députés français pour avoir reçu lundi à l'Assemblée nationale le président de la Rada ukrainienne Andreï Parouby qui est connu pour son militantisme néonazi et antisémite.

    ​Le premier qui a attiré l'attention sur cette visite était le fondateur du site Les Crises, Olivier Berruyer, qui a rappelé à M.de Rugy l'idéologie nazie du Parti social-nationaliste d'Ukraine créé en 1991 et dont Andreï Parouby a été un des fondateurs. En 2004, ce parti a été renommé Svoboda. 

    ​Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, lui aussi a trouvé que M.Paruby n'avait rien à faire à l'Assemblée nationale.

    Face à ces critiques, M.de Rugy s'est empressé de souligner qu'il était tout à fait normal de recevoir «un homologue, à l'issue d'élections libres».

    Répondant à cet argument, M.Berruyer a indiqué que selon cette logique M.de Rugy aurait pu inviter à l'Assemblée nationale Hermann Göring s'il avait vécu dans les années 1930.

    Alexis Corbière, député de la Seine-Saint-Denis, a qualifié l'argument M.de Rugy de «discutable» évoquant le coup d'État qui avait eu lieu en Ukraine en 2014.

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    Tags:
    Svoboda, Assemblée nationale française, Andreï Paroubiï, François de Rugy, Jean-Luc Mélenchon, France, Ukraine
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