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    Manif du 1er mai à Paris

    Violence sur un manifestant: la sanction du conseiller de Macron jugée légère par le Net

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    Alexandre Benalla, le conseiller d'Emmanuel Macron qui, déguisé en policier, avait frappé un manifestant lors du 1er Mai, avait été après son acte mis à pied pendant quinze jours avec suspension de salaire. La sanction imposée par l’Élysée a provoqué une polémique parmi les internautes qui s’interrogent sur la légèreté de la peine.

    Alexandre Benalla, le collaborateur violent d'Emmanuel Macron filmé en train de frapper un jeune homme durant une manifestation qui a eu lieu le 1er mai sur la place de la Contrescarpe, à Paris, a été «mis à pied pendant quinze jours avec suspension de salaire» et «démis de ses fonctions en matière d'organisation de la sécurité des déplacements du Président», a annoncé jeudi Bruno Roger-Petit, le porte-parole de l'Élysée. Selon lui, il s'agit de «la sanction la plus grave jamais prononcée contre un chargé de mission travaillant à l'Élysée».

    Pourtant, si l'Élysée estime que cette sanction est suffisante pour punir le comportement inacceptable d'Alexandre Benalla, le Net s'enflamme, indigné par la légèreté de la peine et appelant au limogeage de l'agresseur.

    Selon certains utilisateurs, les autorités françaises n'ont pas été surprises par le comportement d'Alexandre Benalla, soupçonnant l'Élysée de «tartuferie»:

    Bien que le parquet de Paris ait annoncé jeudi l'ouverture d'une enquête préliminaire, notamment pour «violences par personne chargée d'une mission de service public» et «usurpation de fonctions», certains utilisateurs sont à telle point indignés qu'ils brandissent la menace du peuple.

    L'ensemble de l'opposition, de droite comme de gauche, a exhorté jeudi l'Élysée à revoir la nature des sanctions et à faire preuve de transparence.

    «Il est évident qu'Emmanuel Macron doit s'exprimer et faire la lumière sur ces faits», selon Laurent Wauquiez, président des Républicains (LR), invité d'Europe 1. «Aujourd'hui, le sentiment qu'on a, c'est qu'à l'Élysée on se croit au-dessus de tout (…), on se croit au-dessus des lois.»

    Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a pour sa part demandé sur France 2 des sanctions disciplinaires et une réaction de la justice.

    Même message d'Alexis Corbière de La France insoumise (LFI), interrogé par BFM TV, pour qui «tout cela mérite sanction, non seulement professionnelle mais devant la justice».

    Dossier:
    Affaire Benalla (42)

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    parquet, violences, agression, palais de l'Élysée, Alexandre Benalla, Emmanuel Macron, France
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