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    Alexandre Benalla

    «C’était l’opportunité d’atteindre le Président»: Benalla s’exprime en public

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    Affaire Benalla (79)
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    Près d'une semaine après les révélations de l'affaire Benalla, le principal intéressé a accordé un long entretien au Monde. Selon lui, l'affaire révélée par Le Monde le 18 juillet «est une façon d'attraper le Président de la République par le colbac».

    Alexandre Benalla, l'ex-collaborateur de l'Élysée au cœur de l'affaire qui touche l'exécutif, a accordé pour la première fois un long entretien au Monde.

    «Moi je n'ai pas le sentiment d'avoir trahi le président de la République, j'ai le sentiment d'avoir fait une grosse bêtise. Et d'avoir commis une faute. Mais cette faute, elle est plus d'un point de vue politique: je n'aurais jamais dû aller sur cette manifestation en tant qu'observateur, puis j'aurais peut-être dû rester en retrait», affirme-t-il au sujet des faits de violence envers un manifestant le 1er mai pour lesquels il est mis en examen.

    Pourtant, selon M.Benalla, Emmanuel Macron lui a dit après sa sanction qu'il avait commis une faute grave mais que ça n'enlevait pas la confiance qu'il avait en lui. L'ex-collaborateur de l'Élysée a dénoncé «une volonté d'atteindre le Président de la République»:

    «Je dis pas que j'ai servi de fusible, je dis juste que ça a servi plusieurs intérêts, un intérêt pour atteindre le Président de la République, à un moment pas mal pour lui, une bonne séquence».

    Selon lui, l'affaire révélée par Le Monde le 18 juillet «est une façon d'attraper le Président de la République par le colbac. J'étais le point d'entrée pour l'atteindre, le maillon faible».

    Comme l'estime M. Benalla, «les gens qui ont sorti cette information sont d'un niveau important (…) des politiques et des policiers. Et je ne pense pas (au ministre de l'Intérieur Gérard) Collomb en qui j'ai confiance, je ne suis personne pour lui. Mais il y a des gens qui travaillent autour de lui qui auraient pu…»

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    Alexandre Benalla, Emmanuel Macron, France
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