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Affaire Benalla (194)
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Justifiant cette décision par «la séparation des pouvoirs» et l'«autonomie financière» du Président, l'Élysée a refusé de communiquer le salaire d'Alexandre Benalla. Ce refus n'a pas été apprécié par les internautes qui croient que la transparence reste toujours une valeur fondamentale de la République.

L'affaire Benalla est loin d'être terminée à en juger par les émotions suscitées par le refus de l'Élysée de communiquer la rémunération d'Alexandre Benalla à la demande des trois députés dont Philippe Vigier, Lise Magnier et Éric Woerth. À leur courrier envoyé à la présidence de la République en juillet dernier, l'Élysée a répondu par une fin de non-recevoir.

Selon le quotidien Le Parisien, dans son courrier daté du 1er août, le cabinet d'Emmanuel Macron a estimé que le «principe de la séparation des pouvoir s'applique à l'égard du Président de la République […]. Son autonomie financière comme pour tout pouvoir public constitutionnel, garantit cette séparation des pouvoirs».

Dans le même courrier, l'Élysée a débouté les députés: le «parlement vote la loi. Il exerce son contrôle l'action du gouvernement, c'est dans ce cadre que s'inscrit l'action de la commission des Finances».

Cette décision a déjà été déplorée par Philippe Bas, président LR de la commission d'enquête sénatoriale sur l'affaire Benalla, qui a noté sur les ondes de LCI la transparence «à géométrie variable» de l'Élysée et n'a pas exclu que la commission d'enquête pourrait entendre Alexandre Benalla dans les prochains jours.

Quant aux internautes, les arguments de l'Élysée leur ont paru bizarres surtout parce qu'ils contredisaient la transparence démocratique.

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Affaire Benalla (194)

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Tags:
Elysée, Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, France
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