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    François Hollande, président français

    «Nous n'avions pas notre mot à dire»: Hollande sur la vente de Rafale à l’Inde

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    L’ancien chef de l’État français s’est confié vendredi à Mediapart sur le choix controversé du partenaire indien dans le cadre du contrat sur la vente des avions français à l’Inde. Ces révélations sont susceptibles de mener à la démission du Premier ministre indien.

    François Hollande a rejeté vendredi dans une interview accordée au journal en ligne Mediapart toute implication des autorités françaises dans le choix de la société indienne Reliance Group, dirigée par le milliardaire Anil Ambani, en tant qu'interlocuteur de l'avionneur français Dassault dans le cadre du contrat portant sur la vente de 36 Rafale à l'Inde.

    «Nous n'avions pas notre mot à dire à ce sujet. C'est le gouvernement indien qui a proposé ce groupe de services et Dassault qui a négocié avec Ambani […] Dassault s'est retrouvé avec Reliance sans que le gouvernement français ait été consulté», a-t-il précisé.

    L'ancien Président français semble ainsi se défendre de tout possible conflit d'intérêts avec Reliance Group, qui a partiellement financé en 2016 un film de sa compagne Julie Gayet. Il a également déclaré ignorer de savoir si le gouvernement indien avait influencé le choix du partenaire.

    Dassaul Aviation, qui après la finalisation de l'achat des Rafale a créé une coentreprise avec Reliance Group en y investissant plus de 100 millions d'euros, a confirmé les déclarations de M. Hollande. Dans un communiqué publié sur son site, l'avionneur français a expliqué que le partenariat avec le groupe indien Reliance était «le choix de Dassault Aviation».

    Après la publication de l'interview de François Hollande, l'opposition indienne, qui réclame depuis des mois des explications sur le choix de Reliance au détriment d'Hindustan Aeronautics, la société aéronautique publique qui produit des avions depuis des décennies, pour l'essentiel sous licence russe, a appelé le Premier ministre du pays Narendra Modi à démissionner.

    «Le Premier ministre a personnellement négocié et modifié le contrat Rafale à huis clos. Grâce à François Hollande, nous savons maintenant qu'il a personnellement apporté à Anil Ambani un contrat portant sur plusieurs milliards de dollars», a dénoncé Rahul Gandhi, président du Parti du Congrès.

    Auparavant, des représentants du Bharatiya Janata Party, au pouvoir, avaient qualifié le contrat sur l'achat des chasseurs de Dassault Rafale de «plus grosse arnaque de l'histoire en matière de défense», en notant que le prix des avions avait doublé depuis la conclusion du contrat.

    Le gouvernement indien a approuvé en 2016 l'achat de 36 avions de chasse du constructeur français. Ce contrat, aboutissement de presque un an et demi de rudes négociations entre Paris et New Delhi, représentait la plus grosse commande à l'exportation pour les Rafale du constructeur Dassault.

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    ventes, contrat, Rafale, Dassault Aviation, Narendra Modi, François Hollande, Inde, France
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