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    Les femmes de chambre de l’hôtel Park Hyatt Vendôme toujours en colère

    Les femmes de chambre de l’hôtel Park Hyatt Vendôme toujours en colère

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    Les «femmes de chambre en colère» de l’hôtel Park Hyatt Vendôme entament leur troisième semaine de grève dans un climat plus que jamais tendu. Une représentante syndicale dénonce une «répression» de leur contestation, la direction des «troubles à l’ordre public». Reportage.

    Depuis trois semaines, leurs revendications restent inchangées: l'intégration du personnel d'une société de nettoyage prestataire et une augmentation de 3 euros de l'heure pour les salariés déjà intégrés. Depuis le 25 septembre, les femmes de chambre de l'hôtel Park Hyatt Vendôme sont en grève.

    «Aujourd'hui, ce n'est plus la rue de la Paix, c'est la rue de la guerre sociale!», lançait jeudi 18 octobre Claude Levy, du syndicat CGT Hôtels de prestige et économiques. Ce jour-là, plus de 200 personnes ont manifesté en soutien aux employés du palace, à l'appel de la fédération CGT du commerce et des services.

    En tête de cortège, Sylvie Dounga, femme de chambre au Park Hyatt Vendôme qui, après «quatre changements d'entreprise prestataire» en onze ans, demande, comme les autres grévistes son «intégration chez Hyatt». «Le palace a beaucoup de moyens, défend-elle. Le premier prix d'une chambre, c'est 1.500 euros et ça va jusqu'à 18.000 euros.»

    Malgré l'ambiance délétère, les femmes de chambre en colère n'ont pas l'intention de bouger. Tiziri Kandi, animatrice syndicale à la CGT-HPE, fait état de «répression policière» et de «répression patronale»:

    «Ils appellent la police nationale, qui est venue vendredi dernier nous déloger. Il y a une incitation à la répression parce que deux vigiles payés par l'hôtel ont agressé physiquement deux de nos camarades vendredi dernier, vers 6 h du matin.»

    Les grévistes, qui sont près de 75% du personnel du service hébergement (gouvernantes, équipiers, femmes et valets de chambre) selon la CGT-HPE, réclament également une augmentation pour leurs collègues déjà intégrés et une diminution des cadences.

    Jeudi, pour tenter de calmer le jeu, l'entreprise sous-traitante STN, a déclaré vouloir «retrouver un environnement de travail serein» et souhaite une «réunion avec toutes les parties prenantes» afin «d'évoquer les modalités d'une sortie de conflit».

    Pour l'hôtel Park Hyatt, qui a transmis un communiqué à l'AFP la veille de la manifestation

    «La situation est à l'heure actuelle bloquée, car aucune réunion ne peut être mise en œuvre tant que la CGT privilégiera les troubles à l'ordre public au préjudice de la négociation.»

    Et pour cause, les grévistes ont coupé le gaz, ce qui n'a pas dû être du goût du palace:

    «Ça veut dire qu'il y aura peut-être quelques petits problèmes» pour les clients, confie Tiziri Kandi.

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    femmes, hôtel, grève, France
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