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    Emmanuel Macron

    Tous les candidats à la présidentielle visés par la justice «sauf un: Emmanuel Macron»

    © AFP 2018 Ludovic Marin
    France
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    Le seul candidat à la présidentielle française 2017 qui ne fait l’objet d’aucune procédure judiciaire est Emmanuel Macron, s’étonne le président du parti Les Républicains Laurent Wauquiez alors que les enquêtes visant Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et François Fillon avancent.

    Emmanuel Macron est le seul candidat à la présidentielle de l’année dernière qui n’est actuellement visé par aucune enquête «alors que de lourds soupçons pèsent sur sa campagne», a déclaré Laurent Wauquiez, chef de file du parti Les Républicains, cité par Le Parisien-Aujourd'hui en France.

    «François Fillon, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont été poursuivis. À ce stade, les procédures contre Emmanuel Macron n’ont pas fait l’objet du même déroulé. Mais j’ai bien sûr confiance dans la justice de mon pays pour que l’équité de traitement soit assurée entre tous», a indiqué M.Wauquiez.

    La Commission nationale des comptes de campagne et du financement des partis politiques (CNCCFP) avait en effet informé l’administration fiscale et le parquet de l’existence de plusieurs donateurs trop généreux pour soutenir la campagne d'Emmanuel Macron en 2017. Il s’agit de dons supérieurs à la limite légale (4.600 euros par personne physique). Mais le parquet avait décidé de ne pas donner suite à cette affaire. 

    Médiapart avait en outre révélé en avril 2018 que lors de sa campagne présidentielle, M.Macron aurait bénéficié de larges ristournes de la part du prestataire GL Events, numéro un français de l’événementiel, sur la location du matériel et des salles de meeting. Mais la CNCCFP avait finalement estimé qu'elles ne constituaient pas une violation du code électoral.

    Jean-Luc Mélenchon est actuellement visé par deux enquêtes préliminaires, l'une sur le financement de sa campagne présidentielle, l'autre sur des soupçons d'emplois fictifs d'assistants parlementaires au Parlement européen. Radio France a en outre déposé une plainte contre le chef de file de la France Insoumise qui avait qualifié d’«abrutis» les journalistes couvrant l’enquête sur ses comptes de campagne et qui avait affirmé que son mouvement, «traité comme une organisation terroriste», se trouvait «sous le feu d'une offensive politique organisée par toute la macronie».

    La dirigeante du Rassemblement national (RN, ex-Front national), Marine Le Pen a annoncé début septembre 2018 être convoquée une nouvelle fois par les juges d’instruction en charge de l’enquête sur les soupçons d’emplois fictifs au Parlement européen, dossier dans lequel elle est mise en examen pour abus de confiance. Fin septembre, elle refusait de se plier à l’expertise psychiatrique ordonnée dans le cadre d’une autre enquête la visant pour avoir diffusé des photos d’exactions de Daech*. Le 1er octobre, deux proches de Marine Le Pen — Frédéric Chatillon, son ami de longue date, et Jean-François Jalkh, ex-vice-président du parti — ont été renvoyés en correctionnelle dans l’enquête sur le financement de plusieurs campagnes électorales de l’ex-FN. 

    L'affaire Fillon est en cours depuis des révélations du Canard enchaîné faites en janvier 2017, en pleine campagne présidentielle. François Fillon a été soupçonné d'avoir embauché de manière fictive son épouse pendant de nombreuses années comme assistante parlementaire. Pénélope Fillon est aussi soupçonnée d'avoir occupé un autre emploi fictif, cette fois-ci en tant que conseillère à la Revue des deux mondes, propriété de Marc Ladreit de Lacharrière, ami de son mari, entre mai 2012 et novembre 2013. Vendredi dernier, BFM TV a annoncé que les juges d'instruction en charge de l'affaire Fillon avaient terminé leur enquête et l'avaient transmise au parquet et aux parties, qui disposent de trois mois pour faire leurs observations.

    *Organisation terroriste interdite en Russie

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    Tags:
    campagne présidentielle, enquête, justice, Présidentielle française 2017, Rassemblement national (RN), GL Events, Commission nationale des comptes de campagne et du financement des partis politiques (CNCCFP), Le Parisien, Pénélope Fillon, François Fillon, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Laurent Wauquiez, Emmanuel Macron, France
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