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    Alexandre Benalla

    Alexandre Benalla vise des hauts fonctionnaires de l’État

    © AFP 2018 Bertrand GUAY
    France
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    Affaire Benalla (79)
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    Le 5 octobre, lors de son audition par trois juges d'instruction, Alexandre Benalla a accusé un haut fonctionnaire d'avoir transmis volontairement à la presse des informations sur l'incident du 1er mai et d'avoir donné ainsi à cette affaire un retentissement particulier, indique le Journal du Dimanche.

    Si son nom est au cœur du scandale qui secoue toujours les hautes sphères de l'Etat, c'est parce qu'«un haut fonctionnaire du ministère de l'Intérieur au grade d'inspecteur général» a organisé volontairement une fuite dans la presse sur ce qui s'est passé le 1er mai lors d'une manifestation à Paris, a déclaré Alexandre Benalla devant les trois juges d'instruction qui l'ont entendu le 5 octobre, écrit le Journal du Dimanche.

    Ainsi, selon M. Benalla, sans les confidences de ce haut fonctionnaire dont il ne révèle pas le nom, l'épisode de l'interpellation d'un couple de manifestants, aurait uniquement dû conduire à la saisie «du parquet en vue de l'ouverture d'une enquête préliminaire». Comme motif ayant pu inciter ce haut fonctionnaire à agir ainsi, le JDD suppose que M. Benalla aurait pris une place dans la sécurité d'Emmanuel Macron qui «agaçait policiers et gendarmes, d'autant plus que l'homme du Président travaillait à une nouvelle organisation à l'Elysée».

    L'ex-chargé de mission auprès du Président de la République a également dénoncé les déclarations «mensongères» d'Alain Gibelin, directeur de l'ordre public et de la circulation (DOPC) à la préfecture de police de Paris, qui a prétendu ignorer sa présence parmi les policiers le jour des événements.

    «Il y a bien eu un déjeuner avec le général Eric Bio Farina [commandant militaire de l'Elysée] où il [Alain Gibelin, ndlr] m'a dit "tu viens toujours le 1er mai?" […] Il était parfaitement au courant», a indiqué M. Benalla.

    Quant au général Farina, Alexandre Benalla l'a désigné comme responsable de l'éventuel piratage par l'Elysée de son propre téléphone portable et de la disparition des SMS qui s'y trouvaient.

    Enfin, pour Benalla, l'affaire a pris de l'ampleur seulement parce que ces événements ont été révélés avec un retard de six semaines.

    «Si cette affaire était sortie à ce moment-là [le 1er mai, ndlr], il n'y aurait jamais eu d'affaire Benalla (…) À ce moment-là, j'aurais eu une médaille», a-t-il conclu.

    Pour rappel, l'ancien chef de cabinet adjoint du Président Macron est mis en examen pour violences, plusieurs images tournées le 1er mai dernier le montrant en train de frapper des manifestants.

    Le locataire de l'Élysée a affirmé le 24 juillet, devant des membres du gouvernement et des députés de La République en marche, que les faits qui s'étaient produits le 1er mai étaient une «trahison» et qu'il était le seul responsable de la situation.

    Dossier:
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    Alexandre Benalla, Emmanuel Macron, France
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