Ecoutez Radio Sputnik
    pistolet

    22 long rifle, machette… Du Général à Macron, les Présidents français dans le viseur

    CC0 / pixabay
    France
    URL courte
    534

    Six personnes ont été interpellées le 6 novembre par les services antiterroristes, dans le cadre d'une enquête sur un projet d'action violente aux contours imprécis, visant le président Macron. L'occasion de revenir sur les tentatives d'assassinat qui ont ciblé des Présidents de la Cinquième République.

    Quatre Présidents français de la Ve République ont été l'objet d'attaques terroristes, perpétrées avec des moyens différents, que ce soient des colis piégés, une arme à feu ou une machette… Tour d'horizon avec Sputnik des tentatives déjouées d'attentat à l'encontre des chefs d'État français.

    Emmanuel Macron

    Lors de son mandat, Emmanuel Macron a déjà été l'objet d'au moins deux projets terroristes. Ainsi, lors du week-end de la Toussaint, un jeune homme s'est rendu en Normandie, où Emmanuel Macron passait le week-end, pour y commettre un attentat sur sa personne. C'est tout du moins ce qu'il a annoncé à ses parents qui sont venus le chercher à Honfleur et l'ont ensuite conduit à la gendarmerie de Châteaulin, dans le Finistère, précise la presse.

    D'après Ouest-France, le jeune homme a ensuite été hospitalisé à Quimper dans un service psychiatrique. La police a découvert chez lui une machette qu'il aurait notamment achetée pour attaquer Emmanuel Macron.

    Le 28 juin 2017, un jeune homme de 23 ans voulait s'en prendre au Président de la République lors du défilé du 14 juillet. Comme l'indique la presse française, il aurait tenté d'acquérir une Kalachnikov sur internet pour perpétrer son acte.

    Nicolas Sarkozy

    En novembre 2010, le Président a été la cible de colis piégés. À l'occasion de sa visite en Grèce, un paquet a explosé au siège d'une société de courrier, à Athènes, nous apprend l'agence Reuters, et deux autres ont été désamorcés par les autorités. Selon les informations en provenance de Grèce, un des colis était destiné à Nicolas Sarkozy, un autre à l'ambassade des Pays-Bas, tandis que celui qui a explosé était adressé à l'ambassade du Mexique.

    Un porte-parole de la police, joint par l'AFP à Athènes, a néanmoins qualifié l'affaire d'«assez ridicule». «Dans le cas de M. Sarkozy, il est évident que ce paquet n'aurait jamais pu atteindre son destinataire», a-t-il ajouté.

    Jacques Chirac

    Le 14 juillet 2002, Maxime Brunerie, alors âgé de 25 ans, avait dissimulé un fusil 22 long rifle dans un étui à guitare, et avait tenté d'atteindre Jacques Chirac, alors qu'il se trouvait à moins de 20 mètres du chef de l'État, au milieu des badauds regardant le défilé sur les Champs-Élysées.

    Le tir avait été dévié par un spectateur et Maxime avait été maîtrisé par plusieurs personnes, selon les témoins de la scène qui ont également établi que l'accusé avait tenté de retourner l'arme contre lui.

    A son procès, comme le rappelle l'AFP, cet ex-militant de la mouvance nationaliste identitaire avait affirmé que son geste était lié à son amour déçu pour une militante du Mouvement national républicain (MNR).

    Charles de Gaulle

    Le général de Gaulle détient sans doute le record du nombre de tentatives d'assassinat sous la Cinquième république

    En septembre 1961, au passage de la voiture présidentielle à Pont-sur-Seine, dans l'Aube, une bouteille de gaz remplie de plastic a explosé au passage de sa voiture. Aucun blessé n'a été à déplorer. Un groupuscule proche de l'Organisation de l'armée secrète (OAS) a revendiqué l'attaque.

    Le 23 mai 1962, de Gaulle devait être abattu sur le perron de l'Élysée par un tireur situé en face.

    Le 22 août 1962, au Petit-Clamart, sa voiture a été criblée de balles par le lieutenant-colonel Jean-Marie Bastien-Thiry. Le général de Gaulle, alors Président de la République, a échappé miraculeusement à une attaque fomentée par des partisans de l'Algérie française.

    Le 31 juillet 1963, plusieurs officiers avaient dans l'idée de tuer par balle le général de Gaulle, le lendemain, lors de sa visite à l'École militaire.

    Le 14 août 1964 Charles de Gaulle assistait à une revue navale dans la rade de Toulon, au Mont-Faron, lorsque'une des jarres d'ornement située près du mémorial du débarquement a brusquement explosé, produisant un fracas et une énorme flamme. Comme le rappelle le portail Gaullisme.fr, il n'y a eu aucune victime et le feu a été rapidement maîtrisé. Les enquêteurs ont trouvé dans les débris plusieurs pains de TNT et les restes d'un détonateur. L'enquête a fait apparaître que l'engin aurait été endommagé et neutralisé par la mise en route du système d'arrosage.

    Lire aussi:

    Un jeune homme aurait planifié une attaque à la machette contre Emmanuel Macron
    De Gaulle : un combat pour la multipolarité du monde
    Emmanuel Macron en réponse à Trump: «être allié, ce n'est pas être vassal»
    Tags:
    attentat déjoué, Charles de Gaulle, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron, France
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik