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    Gilets jaunes le 1er décembre à Paris

    «La République attaquée» par les Gilets jaunes? Le Web met les points sur les i

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    La secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, s'en est prise au Gilet jaune Éric Drouet l'accusant de vouloir attaquer la République. Les internautes n'ont pas hésité à constater de leur côté qui attaque qui dans ce combat qui ne cesse de s'aggraver.

    Intervenant lors d'une émission spéciale de BFM TV «Gilets jaunes: sortir de la crise», Marlène Schiappa, secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, a vivement critiqué les paroles d'un Gilet jaune qui a appelé à «rentrer dans l'Élysée» samedi au cours d'une nouvelle mobilisation.

    «C'est une menace contre la démocratie et moi je trouve que c'est la République qui est attaquée», a-t-elle affirmé, commentant la situation en général et expliquant que «quand on met le feu à la préfecture» ou va attaquer l'Arc de triomphe ou la tombe du Soldat inconnu, «c'est la République qu'on attaque».

    Les paroles d'Éric Drouet, l'une des figures connues au sein des Gilets jaunes et parfois appelé initiateur du mouvement, sont, selon la ministre, «une attaque gravissime contre la République» qui est donc «en danger».

    «Samedi, ce sera l'aboutissement final, samedi c'est l'Élysée, on aimerait bien aller tous à l'Élysée, il faudrait vraiment que samedi on soit tous unis jusqu'au bout et qu'on aille tous en direction de l'Élysée», déclare Éric Drouet dans une vidéo sur Facebook, évoquée par BFM TV.

    Marlène Schiappa et le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, ont vivement réagi, l'accusant d'aspirer à «renverser le régime», tandis que les internautes se sont divisés face à cette interprétation. Certains ne se sont pas montrés satisfaits par le point de vue de Mme Schiappa.

    D'autres encore ont pointé que plusieurs sujets avaient été passés sous silence par Mme Schiappa.

    D'autre part, la vision de la secrétaire d'État a été soutenue par plusieurs autres.

    Alors que certains n'ont pas tardé à donner des exemples concrets des «actes inadmissibles» commis par le mouvement des Gilets jaunes.

    En France, après une première manifestation qui s'est déroulée le 17 novembre, des membres du mouvement des Gilets jaunes ont organisé le troisième acte de leur mobilisation le samedi 1er décembre. Dénonçant à l'origine la hausse des carburants, ils expriment désormais une colère sociale bien plus profonde.

    Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé mardi 4 décembre la suspension pour six mois de trois mesures fiscales qui devaient entrer en vigueur au 1er janvier. Il s'agit de la hausse de la taxe carbone sur l'essence, le fioul et le diesel, de la convergence de la fiscalité du diesel avec celle de l'essence et enfin du prix du gazole pour les professionnels.

    Le dernier rassemblement a été marqué par d'importantes violences et dégradations urbaines dans la capitale française. Elles ont fait 133 blessés, dont 23 membres des forces de l'ordre, et ont conduit au placement en garde à vue de 378 personnes sur les 412 interpellées, selon un bilan communiqué par la préfecture de police dimanche.

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