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    «Pendez les Blancs»: le rappeur noir Nick Conrad sera jugé aujourd’hui

    © Sputnik . Andrei Starostin
    France
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    Le chanteur noir Nick Conrad, auteur du morceau intitulé «PLB», ou «Pendez les Blancs», sera entendu ce mercredi au tribunal de Paris où il est jugé pour «provocation directe à commettre des atteintes à la vie».

    Ce mercredi 9 janvier, le rappeur Nick Conrad comparaîtra devant le tribunal de Paris où il sera jugé pour «provocation directe à commettre des atteintes à la vie» pour sa chanson dont les paroles incitent à la haine anti-Blanc.

    En cause: son morceau «PLB», ou «Pendez les Blancs», diffusé sur internet en septembre 2018 et dont le clip mettait en scène des violences envers les personnes blanches, appelant explicitement à les tuer en masse.

    Dans une interview au Parisien, Nick Conrad a expliqué que la chanson était «un miroir, une réponse aux injustices vécues par» sa communauté «depuis l'esclavage», ajoutant qu'il voulait «inverser les rôles de l'homme blanc et de l'homme noir» ainsi que de «proposer une perception différente de l'esclavage».

    Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour «provocation publique à la commission d'un crime ou d'un délit». La chanson a également suscité de vives réactions parmi la population ainsi que dans les milieux politiques.

    Ainsi, Benjamin Griveaux a condamné «avec la plus extrême fermeté les paroles haineuses et écœurantes», quand Gérard Collomb parlait de «propos abjects», d'«attaques ignominieuses» et d'«odieux appels à la haine».

    «Alors que de nombreux compatriotes subissent un racisme anti-Blanc dont aucun expert autoproclamé ni média ne parle, cette provocation ne doit pas rester impunie. Il n'y a rien d'artistique dans ce qui est purement et simplement un appel à la haine et au meurtre!», a à son tour souligné  Marine Le Pen.

    La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme a déclaré que «l'appel au meurtre raciste du clip de Nick Conrad était abject et d'une violence inouïe».

    Selon l'article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, l'infraction reprochée au rappeur est punie d'une peine maximale de 5 ans de prison et de 45.000 euros d'amende. 

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    Tags:
    cour de justice, juges, chanson, rappeur, musique, racisme, France
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