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    Le calvaire d’un ex-trafiquant torturé pendant des jours par ses complices dans le 93

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    En Seine-Saint-Denis, un ancien trafiquant de drogue a été torturé par ses complices pendant plusieurs jours pour avoir perdu son chargement, à savoir 80 kg de cannabis. Il a témoigné de son calvaire devant la cour d’assises de Bobigny.

    Un ex-trafiquant de drogue, qui préfère garder l'anonymat, a témoigné ce lundi devant la cour d'assises de Bobigny, où il a confié les tortures subies après la disparition de 80 kg de cannabis. Il s'agissait d'un chargement qu'il avait accepté de ramener d'Espagne en Seine-Saint-Denis en août 2014, dans l'espoir d'éponger ses dettes, relate Le Parisien.

    Il explique qu'il a alors été braqué à Bondy par six hommes cagoulés qui lui ont volé son chargement. Ses commanditaires ne l'ont toutefois pas cru. Ces derniers l'ont emmené dans un camion frigorifique jusqu'à Aulnay-sous-Bois, l'ont ligoté et torturé.

    «Ils m'ont brûlé partout, les fesses, les testicules, les parties intimes, le sexe, le ventre, derrière… J'ai mal, je hurle, j'ai le nez cassé, du scotch sur la bouche, j'ai du mal à respirer. Ça sent le cochon brûlé, c'est dégueulasse. C'est d'une sauvagerie et d'une violence extrêmes, du sadisme.»

    «Depuis les faits, je me lave au lavabo, et chaque fois que je vais aux WC, toutes ces plaies me rappellent ce qu'il m'est arrivé», confie-t-il.

    «L'eau de javel versée sur les plaies», «la perceuse qui tourne, près de l'oreille» faisaient également partie du programme, raconte-il. Ce n'est qu'après 3 jours de calvaire (35 heures, selon la défense présentée par ses anciens comparses) que l'homme de 49 ans est relâché. Il aurait également échappé à une seconde séance en s'échappant par une fenêtre «malgré les plaies qui se rouvrent et sanguinolent».

    Quatre mois plus tard, après avoir surmonté la peur de représailles, il s'est adressé à la police et a dénoncé ses bourreaux. Mais lui, poursuit le journal, a été dispensé de peine, compte tenu de son «courage» et de son «rôle essentiel» dans la dénonciation du trafic.

    Tags:
    bourreau, tortures, France, Seine-Saint-Denis
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