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Le contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) a dénoncé dans un rapport, publié jeudi, le «traitement inhumain» des détenus de la prison de Rémire-Montjoly, l'unique établissement pénitentiaire de Guyane française.

Un rapport publié jeudi par Adeline Hazan, contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL), a mis en évidence les conditions de détention dans la seule prison de Guyane, le centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly.

Ainsi, suite à une visite de l'établissement au mois d'octobre 2018, Mme Hazan a adressé des «recommandations en urgence» à l'encontre de la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, ainsi qu'à l'intention de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

La CGLPL s'alarme entre autres d'«un nombre important de dysfonctionnements graves».

Par exemple, à propos du surpeuplement: deux à trois hommes partageant la même cellule individuelle de 10 m2. Six détenus cohabitant dans des cellules doubles de 22 m2, réduites à 11 m2 «déduite l'emprise des lits, des toilettes et de la table».

Le quartier des femmes a également attiré l'attention d'Adeline Hazan, qui pointe du doigt le fait qu'en raison du manque de places à la nurserie, deux mères étaient détenues avec leur nourrisson.

Outre cela, la contrôleure a parlé des mauvaises conditions d'hygiène et sanitaires, ainsi que de la «cohabitation difficile» et d'«inactivité généralisée», seuls 18% des détenus ayant la possibilité de travailler.

La garde des Sceaux a répondu en promettant de mettre «tout en œuvre» afin de résoudre le problème de surpeuplement, tandis que la ministre de la Justice a évoqué le projet de construction d'une nouvelle maison d'arrêt en Guyane.

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Tags:
hygiène, prisonniers, détenus, prison, Guyane française
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