Ecoutez Radio Sputnik
    Des policiers (image d'illustartion)

    Le boxeur Christophe Dettinger voudrait porter plainte contre Macron pour «injure raciale»

    © Sputnik . Julien Mattia
    France
    URL courte
    12654

    Christophe Dettinger, l'ex-boxeur qui a frappé des gendarmes à Paris, a affirmé avoir l’intention de porter plainte contre Emmanuel Macron pour ses propos tenus lors d’une interview au Point, notamment pour «injure raciale» et «diffamation».

    Réagissant à l'interview au Point dans laquelle Emmanuel Macron a affirmé que le boxeur avait «été briefé par un avocat d'extrême gauche», l'ex-boxeur qui a frappé des gendarmes à Paris, Cristophe Dettinger, a déclaré qu'il envisageait de porter plainte pour «injure raciale» et «diffamation», relatent les médias français se référant à ses avocats.

    «Il s'agit d'une injure visant un groupe ou une ethnie», a précisé au Figaro l'avocat Hugues Vigier.

    Et de poursuivre:

    «Il [le Président, ndlr] est sur le mode "théorie du complot", comme si mon client avait été trop bête pour avoir pensé ça tout seul. C'est archi-violent. Il le fait passer pour un débile mental alors qu'il est censé préserver la cohésion sociale.»

    Cela concerne les propos tenus par le chef de l'État le 31 janvier quand Emmanuel Macron a notamment parlé, cité par le magazine Le Point, de la vidéo que l'ancien champion de boxe avait réalisée et postée sur internet avant de se rendre à la police.

    «Le type, il n'a pas les mots d'un gitan. Il n'a pas les mots d'un boxeur gitan», avait lancé le chef de l'État aux journalistes.

    Christophe Dettinger, ex-champion de France, a avoué avoir été choqué par les allusions du Président de la République, d'après l'avocat du boxeur.

    «Pour lui, ça a été d'une violence inouïe», souligne-t-il.

    Les paroles prononcées par Emmanuel Macron ont été également commentées par la deuxième avocate du boxeur Me Leger.

    «Je suis abasourdie et stupéfaite. Qu'est-ce que c'est, les "mots d'un gitan"? Qu'est-ce que ça suppose comme sous-entendus?», a déclaré Me Leger citée par France Info.

    Dans la vidéo en question, qui a été notamment commentée par le Président de la République et en conséquence a engendré la polémique suivante, Christophe Dettinger explique avoir réagi aux débordements et à la répression qu'il a vus.

    «La vidéo en question est une pièce du dossier pénal. C'est sur la base de cette pièce que le procureur de la République a fondé ses réquisitions pour le placement en détention», a expliqué l'avocate de Christophe Dettinger, relate France Info.

    Avant d'ajouter:

    «On nous a dit que, puisque M.Dettinger a dit dans sa vidéo qu'il appelait à poursuivre pacifiquement le mouvement des Gilets jaunes, on en déduit qu'il y a un risque de réitération de l'infraction, c'est la raison par laquelle on a motivé son maintien en détention.»

    Jugé le 9 janvier en comparution immédiate, Christophe Dettinger avait ensuite demandé un délai pour préparer sa défense. Depuis, il a été incarcéré à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis dans l'attente de son procès qui est fixé au 13 février.

    Le face-à-face entre le boxeur Christophe Dettinger et des gendarmes mobiles s'était produit au cours de l'acte 8 de la mobilisation des Gilets jaunes, qui s'était déroulé à Paris, ainsi que dans d'autres villes françaises. 

    Lire aussi:

    La canicule fait ses premiers morts en France
    Au moins deux morts après un atterrissage en urgence en Russie (vidéo)
    La Russie évacue du Venezuela ses spécialistes qui entretenaient du matériel technique
    Tags:
    gilets jaunes, violences policières, cour d'appel, boxeur, avocat, plainte, détention, manifestation, police, Christophe Dettinger, Emmanuel Macron, France
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik