Ecoutez Radio Sputnik
    Jean-Luc Mélenchon, le candidat à l'élection présidentielle 2017

    Antisémitisme: après des menaces de mort, Mélenchon ne veut pas dire où il manifestera

    © REUTERS / Emmanuel Foudrot
    France
    URL courte
    46125

    Pour faire face à la vague d'actes antisémites qui déferle sur la France, plusieurs mouvements politiques ont appelé à un grand rassemblement mardi. Jean-Luc Mélenchon a déclaré qu'il y prendrait part sans pour autant préciser le lieu de sa présence à cause des menaces de mort qu'il a reçues.

    Le chef de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a déclaré qu'il prendrait part à la marche contre l'antisémitisme prévue pour mardi.

    Il participera à l'un des rassemblements, mais, selon BFM TV, il ne souhaite pas préciser le lieu de sa présence pour des raisons de sécurité, notamment liées aux menaces de mort qu'il a reçues lundi matin.

    Le mouvement a indiqué ne pas avoir été conviée officiellement à la marche, mais a annoncé qu'il signerait l'appel. Jean-Luc Mélenchon a d'ailleurs dénoncé sur Twitter «une grossière provocation».

    14 partis politiques, dont La République en marche, Les Républicains, le PS, le MoDem, EELV et le PCF ont lancé jeudi un appel contre l'antisémitisme et invité à se réunir partout en France, notamment place de la République à Paris mardi à 19H00.

    Pourtant, selon des informations de BFM TV recueillies auprès de l'Élysée, Emmanuel Macron ne se rendra pas à la marche contre l'antisémitisme qui doit rassembler une quinzaine de partis politiques et associations. Toutefois, il a promis d'aborder le sujet lors d'un discours devant le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) mercredi.

    Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a appelé ce lundi le Président à participer à ce rassemblement organisé par quatorze partis politiques pour «incarner la République».

    «Je souhaite que le Président de la République soit présent pour manifester, pour incarner la République et dire que la République condamne fermement, définitivement, de manière absolue, toute forme de haine et notamment l'antisémitisme», a-t-il déclaré sur RTL.

    L'ancien Président François Hollande sera, lui, présent, a affirmé encore RTL, rappelant que pendant son mandat, il avait participé à la manifestation du 11 janvier 2015 organisée après la tuerie de Charlie Hebdo.

    Le suspense planait jusqu'au dernier moment au sujet de la participation du Premier ministre, mais lundi en fin de journée Matignon a annoncé qu'Édouard Philippe participerait au rassemblement. Il vient ainsi rejoindre six ministres qui avaient déjà confirmé leur présence.

    Le chef de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a lui aussi confirmé sa participation.

    Le Rassemblement national de Marine Le Pen n'a pas été convié et ne défilera pas aux côtés des formations politiques contre l'antisémitisme, mais rendra un hommage séparé aux victimes des actes antisémites, a annoncé le parti dans un communiqué. Le parti organisera son propre «hommage aux victimes des actes antisémites en prenant l'initiative de gestes à haute portée symbolique», a-t-il ajouté.

    Le ministre français de l'Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé la semaine dernière que les actes antisémites étaient passés dans le pays de 311 en 2017 à 541 en 2018, soit une hausse de 74%.

    Lire aussi:

    En défiant les USA, un pays membre de l’UE lance un réseau 5G avec l’aide de Huawei
    Un militaire de Sentinelle ouvre le feu contre un homme armé d’un couteau près d'un hôpital militaire à Lyon
    Sur une vidéo devenue virale, des forces de l'ordre gazent les clients d'un café lors de l’acte 31
    Tags:
    menace de mort, partis politiques, marche, manifestation, sécurité, antisémitisme, palais de l'Élysée, La République en Marche! (LREM), Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Les Républicains (LR), EELV, BFMTV, Parti communiste français (FCF), Parti socialiste français (PS), Olivier Faure, Édouard Philippe, Christophe Castaner, Nicolas Dupont-Aignan, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, François Hollande, Paris, France
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik