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Mouvement des Gilets jaunes après 13 semaines de mobilisation (181)
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Évoquant devant l’Assemblée nationale le cas des violences policières, Loïc Prud'homme, le député Insoumis qui affirme avoir été matraqué par les forces de l’ordre, s’est adressé à Christophe Castaner pour demander le départ du préfet de Gironde. Suite à la réponse du ministre, les députés La France Insoumise ont quitté l’hémicycle.

Le député La France insoumise de Gironde Loïc Prud'homme, qui affirme avoir été victime de violences policières alors qu'il quittait pacifiquement la manifestation des Gilets jaunes à Bordeaux, a dénoncé ce fait devant l'Assemblée nationale en s'adressant au ministre de l'Intérieur pour exiger le départ du préfet de Gironde.

Pour lui, l'incident est la preuve d'un glissement autoritaire de la part du gouvernement.

«Ceci est révélateur de la dérive autoritaire de votre gouvernement. Chaque samedi de plus en plus des citoyens et citoyennes pacifiques sont frappés, mutilés, mis en garde à vue avec une doctrine de maintien de l'ordre qui ne fait qu'exacerber la violence», a lancé M. Prud'homme.

Avant d'ajouter:

«Dois-je me cacher pour éviter la répression politique et l'arbitraire?»

Christophe Castaner a ensuite critiqué le comportement de Loïc Prud'homme.

«Il me semble que ce n'est pas la place d'un député que d'être dans un lieu interdit pour une manifestation, et que ça n'est pas l'attitude d'un député que de se retourner, de provoquer, de baisser le bouclier de protection des forces de l'ordre», a-t-il déclaré.

Tandis que les applaudissements de la majorité ont accompagné les mots du ministre, les députés La France Insoumise quittaient l'hémicycle en criant «honte à vous».

À son retour, après la séance des Questions au gouvernement, le chef de file des députés Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, a jugé ces applaudissements «extrêmement choquants».

«Il n'est pas acceptable que le ministre de l'Intérieur envoie un message qui crée un trouble ou donne le sentiment que l'on puisse légitimer de frapper un député», a-t-il affirmé.

Plus tard, le député girondin matraqué a répondu sur son compte Twitter au ministre de l'Intérieur en reprochant à Christophe Castaner de le traiter «de menteur et de provocateur».

Dans une vidéo réalisée alors qu'il quittait les lieux de la mobilisation, Loïc Prud'homme affirme avoir été «matraqué par les forces de l'ordre» alors qu'il «rentrait tranquillement récupérer [son] vélo», montrant une oreille ensanglantée.

Dossier:
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Tags:
accusations, débats, report, gilets jaunes, émeutes, violences policières, matraques, députés, La France insoumise (LFI), Assemblée nationale française, Loïc Prud'homme, Christophe Castaner, France
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