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    Les CRS emploient du gaz lacrymogène contre des Gilets jaunes (archives)

    Passants matraqués, femmes frappées... 5 minutes de violences policières en direct (vidéo)

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    Mouvement des Gilets jaunes après 13 semaines de mobilisation (181)
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    Lors de l’acte 17 du mouvement des Gilets jaunes, des policiers ont violenté à Lille des manifestants, y compris des femmes, en les frappant à coups de pied et de matraques ainsi qu’en les aspergeant de gaz lacrymogènes au visage. L’une des victimes a expliqué ce qu’il s’était passé sur Facebook.

    La brigade anti-criminalité de Lille a violenté des manifestants lors de l'acte 17 des Gilets jaunes, relatent plusieurs personnes qui ont par ailleurs partagé des vidéos de ces scènes.

    «À la fin de la manif on se retrouve dans le vieux Lille direction la voiture, des manifestants sur notre route, la BAC charge, il frappe un copain qui est devant nous, on s'approche, le copain a réussi à partir!», a raconté sur Facebook l'un des manifestants frappés avant d'expliquer ce qu'il s'était passé ensuite.

    «On trouve une dame avec son fils plaqués au sol, menottes aux poignets et choqués!», poursuit-il. On voit sur la vidéo que la BAC a gazé cet internaute racontant la scène, ainsi que sa femme qui était venue prendre sa défense.

    La scène étant filmée, il a décidé d'aller déposer une plainte au commissariat. Néanmoins, celle-ci a été refusée car elle relevait de la compétence de l'inspection générale de la Police nationale (IGPN), a expliqué le manifestant.

    Il a ajouté qu'à la sortie du commissariat, le couple a été apostrophé par des policiers de la BAC puis insulté, aspergé de gaz lacrymogène au visage et matraqué «juste devant la porte du commissariat».

    Il a été blessé à la jambe par des coups de matraque et a publié une photo de ses blessures.

    Le couple est ensuite allé à l'hôpital pour passer des examens. Il indique que sept jours d'ITT ont été prescrits à sa femme suite aux coups reçus dans les genoux.

    Face aux violences policières à l'encontre de manifestants qui marquent régulièrement les manifestations des Gilets jaunes, le Haut-commissaire aux droits de l'Homme de l'Onu a réclamé à Paris, la semaine dernière, une enquête sur «l'usage excessif de la force». En critiquant la France pour la gestion de cette crise, l'Onu a pris le relais du Parlement européen, qui a été le premier à condamner cet usage, mi-février. De son côté, Emmanuel Macron a appelé à ne pas qualifier ce qui se passait lors des manifestations de «violences policières» et de «répression».

    Dossier:
    Mouvement des Gilets jaunes après 13 semaines de mobilisation (181)

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    gilets jaunes, violences policières, matraques, gaz lacrymogènes, manifestation, Lille, France
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