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Lundi, le recours de l’ancien chef de l’État contre son renvoi au tribunal correctionnel dans l'affaire de «corruption» et de «trafic d'influence» a été jugé «irrecevable» par la cour d'appel de Paris. Pour les avocats de M. Sarkozy, il ne s’agit que d’une «étape» du processus.

La cour d'appel de Paris a rejeté lundi le recours de Nicolas Sarkozy contre la décision des juges de le renvoyer devant le tribunal correctionnel dans l'affaire de «corruption» et de «trafic d'influence» à la Cour de cassation, a fait savoir lundi l'AFP en se référant à une source judiciaire.

Les magistrats ont jugé «irrecevable» l'appel de l'ancien Président français contre l'ordonnance des juges d'instruction du 26 mars 2018. Ils ont également refusé de transmettre au Conseil constitutionnel une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par sa défense pour contester un texte de loi qui a permis cette décision de renvoi.

Jacqueline Laffont, avocate de M. Sarkozy, a annoncé à l'AFP qu'elle formerait un pourvoi en cassation. Pour la défense de l'ancien chef de l'État, la décision rendue lundi ne constitue qu'une «étape».

Dans le cadre de cette affaire, Nicolas Sarkozy est soupçonné d'avoir cherché en 2014 à obtenir de Gilbert Azibert, ancien avocat général à la Cour de cassation, des informations confidentielles sur l'affaire Bettencourt en échange d'un coup de pouce pour qu'il décroche un poste à Monaco.

L'affaire avait été révélée par des écoutes de conversations entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog à l'occasion de l'enquête sur le présumé financement libyen de la campagne de 2007.

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Tags:
corruption, cour d'appel, écoutes téléphoniques, justice, Nicolas Sarkozy, France
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