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Retenues avec leurs enfants dans le camp de Roj dans le Kurdistan syrien, deux femmes ont déposé des recours pour contraindre la France à les rapatrier. Un juge des référés du tribunal administratif de Paris va examiner ce mardi cette demande.

Un juge du tribunal administratif de Paris va examiner la demande de deux femmes retenues avec leurs enfants dans le camp de Roj, dans le Kurdistan syrien, rapportent des médias français.

Me William Bourdon et Me Vincent Brengarth, qui assurent conjointement la défense des deux femmes, ont déposé deux référés-liberté pour que la justice administrative oblige le ministre des Affaires étrangères à «procéder au rapatriement de ces deux familles afin de faire cesser l'atteinte grave et manifestement illégale au droit de la vie des enfants mineurs détenus», précise l'AFP.

«C'est un débat judiciaire sans précédent. C'est la première fois que le ministère des Affaires étrangères va devoir s'expliquer devant un juge de son refus de rapatrier les enfants qui se trouvent en Syrie dans les camps contrôlés par les forces kurdes», ont déclaré à l'AFP Me Bourdon et Me Brengarth.

Chacune de ces femmes ont trois enfants, âgés d'un an et demi à huit ans.

Une pétition a été récemment lancée par des avocats, comédiens et hommes politiques afin de rapatrier «des enfants français détenus au Kurdistan syrien» nés en Syrie ou qui ont été emmenés par leurs parents devenus djihadistes. La pétition compte 2.780 signatures. En novembre dernier, le Président Macron avait déclaré que le retour des familles de terroristes français serait individuellement étudié.

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Tags:
djihadisme, enfants, femmes, tribunal, camp de réfugiés, rapatriement, Kurdistan syrien, France, Syrie
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