Ecoutez Radio Sputnik
    Alexandre Benalla

    Affaire Benalla: Crase dénonce des «faux-fuyants» et des «hypocrites»

    © AP Photo / Christophe Ena
    France
    URL courte
    10191

    Dans un entretien accordé au Parisien, Vincent Crase a décrit les rapports entre Emmanuel Macron et Alexandre Benalla. L'ex-collaborateur de l'Élysée a affirmé que le Président était au courant le lendemain des violences du 1er mai. M.Crase a confié que «tous savaient» ce qui s’était passé et que Gérard Collomb connaissait bel et bien M.Benalla.

    Mis en examen pour violences en réunion avec Alexandre Benalla, Vincent Crase a évoqué dans un entretien au Parisien les détails dont il avait connaissance concernant l'ancien collaborateur du Président.

    Ainsi, M.Crase s'est exprimé sur les relations entre Alexandre Benalla et Emmanuel Macron, expliquant que M.Benalla faisait «des trucs que personne n'oserait dire à un Président», ajoutant que «Macron savait qu'il pouvait se reposer sur Alexandre».

    Vincent Crase a également évoqué qu'Emmanuel Macron était au courant dès le lendemain des violences du 1er mai, place de la Contrescarpe, qui impliquaient Alexandre Benalla.

    M.Crase a précisé que le lendemain des faits, Alexandre Benalla lui a confié que «Le Président est au courant, il est furieux». Cependant, M.Crase ne voulait pas en tirer «de conclusion hâtive», supposant que «c'est peut-être Alexandre qui m'a menti».

    «J'ai l'impression que tous savaient et qu'ils se sont refilés la patate chaude. S'il y avait eu une sanction directe, ferme, définitive, il n'y aurait pas eu d'affaire Benalla. Ils ont pataugé dans la semoule», a poursuivi M.Crase.

    Il a conclu que «dans le monde politique, il y a beaucoup de faux-fuyants et d'hypocrites. Comme Gérard Collomb qui dit: "Je ne connais pas Benalla"! Le 1er mai, dans la salle de commandement de la préfecture de police, ils se sont salués».

    Lire aussi:

    L’avocat de Christian Quesada dégaine une information choc sur la sexualité de son client
    Après plus de quatre heures sur la tour Eiffel, le «grimpeur» s’est rendu (images)
    Royaume-Uni et Italie: vers des séismes politiques?
    Tags:
    violences, Gérard Collomb, Alexandre Benalla, Emmanuel Macron, Vincent Crase, France
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik