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    Genevieve Legay lors de l'acte 19

    Affaire Legay: Mediapart révèle un «conflit d’intérêts manifeste» lors de l’enquête

    © REUTERS / Eric Gaillard
    France
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    Comme le révèle Mediapart, l’enquête sur l’origine des blessures de Geneviève Legay, cette militante d’Attac de 73 ans blessée à Nice lors de l’acte 19, a été confiée à la compagne du policier mis en cause. Le procureur de la République de Nice en est informé, affirme le média d’actualité.

    Alors qu’une enquête préliminaire a été ouverte pour élucider les origines des blessures que la manifestante pacifique Geneviève Legay a reçues le 23 mars dernier, lors de l’acte 19 des Gilets jaunes à Nice, la personne chargée des investigations est Hélène P., compagne du commissaire Rabah Souchi, chargé des opérations le jour des manifestations, écrit ce lundi Mediapart.

    Comme le précise ce dernier, le procureur de la République de Nice a confirmé être au courant des liens unissant les deux, ajoutant qu’il ne voyait pas en quoi cela posait problème.

    Or, le média d’actualité attire l’attention sur le fait que l’enquête confiée à cette commissaire divisionnaire vise «directement des opérations menées par son propre concubin».

    «Effectivement, les investigations doivent déterminer d’où viennent ces blessures, éventuellement commises par des hommes sous le commandement du commissaire. Mais au moment de son ouverture, il n’y a aucune preuve évidente que ce soit un policier. Il faut réunir les éléments de preuve matériels», selon les propos, cités par Mediapart, du procureur de Nice,lequel était  interrogé sur ce «conflit d'intérêts manifeste» au cœur des investigations.

    Geneviève Legay, porte-parole d'Attac dans les Alpes-Maritimes et militante parmi les Gilets jaunes, a été hospitalisée après l'acte 19 pour «hémorragie méningée frontale gauche, hématome occipital droit, hématome cérébelleux droit, fracture de l'os rocher droit, fracture de l'os pariétal droit, fracture médico-sphénoïdale». Selon son avocat, Me Arié Alimi cité par Mediapart, «lorsque Madame Legay s'est réveillée à l'hôpital, le samedi 23 mars 2019, elle a indiqué que des policiers sont venus à deux reprises dans sa chambre et qu'une policière a essayé avec insistance de lui faire dire que c'était un caméraman qui l'avait bousculée, et non les forces de l'ordre».

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    Tags:
    enquête impartiale, parquet, Mediapart, Geneviève Legay, Nice, France
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