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    Mediapart: deux commissaires mis en examen pour aide à un ex-conseiller de l’Élysée

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    Soupçonnés d’avoir pris part à une entreprise de décrédibilisation du principal détracteur d’un ancien collaborateur à l’Élysée de François Hollande, Faouzi Lamdaoui, deux hauts gradés de la police ont été mis en examen, rapporte Mediapart.

    Deux hauts gradés de la police à qui la justice reproche de s'être mis «hors la loi pour protéger» Faouzi Lamdaouin, un ancien conseiller de François Hollande, ont été mis en examen, annonce Mediapart ce mardi 9 avril.

    D'après Mediapart, les deux commissaires sont notamment soupçonnés d'avoir «violé le secret professionnel et d'avoir illégalement divulgué des données personnelles» pour décrédibiliser le principal détracteur de Faouzi Lamdaoui, Mohammed Belaïd.

    Ce dernier soutenait que Faouzi Lamdaoui l'avait employé pendant six mois comme chauffeur de François Hollande, alors premier secrétaire du Parti socialiste, sans le déclarer ni le rémunérer. Le parquet de Paris avait toutefois classé sans suite la plainte pour «travail dissimulé» de M.Belaïd contre M.Lamdaoui.

    De son côté, l'épouse de M.Belaïd avait porté plainte pour «faux et usage de faux» accusant M. Lamdaoui d'avoir abusivement utilisé son nom comme gérante d'une société de transport. Elle affirmait n'avoir jamais signé une série de documents, dont les statuts de l'entreprise, déposés au tribunal de commerce. M.Lamdaoui était donc soupçonné d'avoir bénéficié «en violation des intérêts de la société» de 307.912 euros en 2007 et 2008, en l'absence de comptabilité, de fiches de salaires et de contrat de travail, et de n'avoir déclaré que 155.344 euros sur ces revenus. Il lui était également reproché d'avoir bénéficié d'une somme de 152.561 euros provenant de la société sur un compte ouvert par son frère Rafik. Faouzi Lamdaoui avait dû quitter son poste.

    Lors du procès, en octobre 2015, le parquet avait requis une peine de 18 mois de prison avec sursis assortie de l'obligation de verser 150.000 euros. Le mois suivant, le tribunal avait déclaré nulle la procédure, sans toutefois se prononcer sur le fond du dossier. Mais le parquet avait fait appel de ce jugement. L'affaire avait donc été portée en appel. En 2018, la cour d'appel avait relaxé les prévenus Faouzi Lamdaoui et son frère.

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    Tags:
    plainte, données personnelles, mise en examen, France
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