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    Halyomorpha halys

    La France va devoir surmonter une invasion de punaises diaboliques

    CC BY 4.0 / Alpsdake / Eigenes Werk
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    Avec le printemps, Halyomorpha halys, appelée punaise diabolique, fait son grand retour et entame sa période de reproduction, menaçant de provoquer «une vraie explosion», annonce l'Institut national de la recherche agronomique (INRA).

    Les hommes ne sont pas les seuls à se réjouir de l'arrivée des beaux jours, qui signifient également le réveil de Halyomorpha halys, la punaise diabolique.

    «En fonction de la météo, on s'attend à une vraie explosion», a déclaré, cité par France 3 régions, Jean-Claude Streito, spécialiste de l'insecte à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA).

    La période de reproduction de cet insecte s'étend sur toute la durée estivale. La punaise peut pondre quatre à six fois par saison, à raison de 20 à 30 œufs par ponte.

    «Elle est connue pour envahir, parfois en très grande quantité, les habitations en automne, lorsqu'elle recherche des abris pour hiverner», précise sur son site l'INRA.

    La punaise diabolique est arrivée en 2007 en Europe par la Suisse. Elle «est restée discrète pendant quelques années, mais depuis 2012 elle semble étendre son aire de répartition», note l'INRA.

    Qui plus est, les punaises diaboliques continuent d'arriver.

    «Elles voyagent très bien, cachées dans des trains, des containers. Elles n'ont pas besoin de plantes. On en a repéré beaucoup dans les voitures qui arrivent d'Asie par bateaux», a expliqué Jean-Claude Streito.

    Ainsi, les signalements se multiplient sur l'application AGIIR qui en a recensé plus de 2.000 depuis octobre 2018. Un premier cas a été signalé à Lille, mais les foyers les plus importants se situent à Strasbourg, Bordeaux et Paris.

    «Il est probable que l'invasion se poursuive en France et le suivi de sa progression est important», souligne l'INRA.

    Si elle n'est pas dangereuse pour l'homme, la punaise diabolique l'est pour les cultures, car elle attaque les pommes, les poires, les pêches ou encore les kiwis et les noisettes. Or, la lutte chimique traditionnelle se révèle inefficace contre cet insecte. L'une des méthodes à adopter est de tendre des filets anti-insectes au-dessus des vergers.

    «On ne s'en débarrassera pas, a fait remarquer Jean-Claude Streito, il faut apprendre à cultiver malgré elle».

    Tags:
    pommes, plantes, automobile, train, répartition, punaises, reproduction, insectes, Lille, Paris, Bordeaux, Strasbourg, Asie, Suisse, Europe, France
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