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Les proches d'une victime française du récent crash du Boeing 737 MAX d'Ethiopian Airlines veulent prouver que Boeing était conscient de la dangerosité de son appareil car «la justice doit aller plus loin que l'homicide involontaire», a déclaré à BFM TV Yassine Bouzrou, avocat de parties civiles de l'affaire.

Yassine Bouzrou, avocat de parties civiles de l'affaire du crash du Boeing 737 MAX d'Ethiopian Airlines le 10 mars dernier, a évoqué à BFM TV l'intention des proches d'une victime française de faire condamner le constructeur aérien.

Ainsi, ils sont d'avis que «la justice doit aller plus loin que l'homicide involontaire», a déclaré l'avocat en affirmant que la cour «doit poursuivre Boeing pour homicide involontaire aggravé» car «il y a une mise en danger délibéré de la vie d'autrui».

«Aujourd'hui nous savons que Boeing avait la certitude que ces appareils étaient dangereux. Boeing le savait», a poursuivi M.Bouzrou en soulignant que «de nouvelles informations nous montrent que Boeing proposait en option des éléments de sécurité élémentaires».

Dimanche, il s'est avéré que des inspecteurs américains avaient envisagé de clouer au sol l'an dernier une partie des Boeing 737 MAX, après avoir appris que l'avionneur avait désactivé le signal d'alerte censé mettre au courant des dysfonctionnements du système anti-décrochage MCAS.

Le 10 mars, un Boeing 737 MAX 8 de la compagnie aérienne Ethiopian Airlines, avec à son bord 157 personnes, dont neuf Français, s'est écrasé au sud-est d'Addis-Abeba sans laisser de survivants.

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morts, homicide involontaire, victimes, crash d'avion, Boeing 737 MAX, Éthiopie, France
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