Ecoutez Radio Sputnik
    Paris pendant la Seconde Guerre mondiale

    Qui sont les 54 personnes résidant en France touchant encore une pension liée aux nazis?

    © Sputnik .
    France
    URL courte
    578
    S'abonner

    Berlin a répondu à Paris quant à savoir si parmi les 54 personnes domiciliées en France qui touchent des indemnités pour avoir été victime des nazis, il y avait d’anciens membres ou collaborateurs étrangers du IIIe Reich. Il s’agit d’orphelins, de veuves et de blessés.

    Paris vient d'obtenir des précisions sur les pensions parfois détournées payées à 54 personnes domiciliées en France en vertu d'une loi allemande de 1951. Ces interrogations s'expliquent par le fait que les indemnisations destinées aux victimes de guerre allemandes ont bénéficié à d'anciens nazis ou collaborateurs étrangers du régime d'Hitler, ainsi qu'à des personnes enrôlées de force, rapporte Franceinfo.

    En réponse à la requête de Paris, Berlin a confirmé qu'aucun criminel de guerre ou collaborateur du régime nazi ne figurait parmi les 54 bénéficiaires résidant en France.

    Selon Franceinfo, sur les 54 pensions encore versées en France, 27 le sont à des veuves et orphelins et 27 autres à des blessés. Sur ces 27 blessés indemnisés, neuf sont des Français et 18 sont des Allemands. L'Allemagne a également précisé qu'il n'y avait pas de «malgré-nous», des Alsaciens ou des Mosellans incorporés de force dans la Wehrmacht, ni d'officiers parmi les pensionnés.

    Au total, les 54 personnes en question touchent 19.208 euros par mois, soit une moyenne de 355 euros par bénéficiaire. Berlin a aussi précisé qu'il ne pouvait donner de chiffres rétrospectifs, précisant combien de Français et d'Allemands résidant en France ont été indemnisés depuis la Seconde Guerre mondiale, les archives ayant été détruites cinq ans après la mort du ou de la bénéficiaire.

    Tags:
    veuve, orphelins, victimes, indemnisation, Seconde Guerre mondiale, IIIe Reich allemand, France, Berlin, Paris
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik