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Le chauffeur de bus accusé d'avoir refusé à une femme en jupe de monter à bord reconnaît «une faute de service» mais conteste la version des faits, selon la RATP qui a annoncé ce dimanche 5 mai avoir ouvert une procédure disciplinaire à son encontre.

Après avoir auditionné le 4 mai le chauffeur de bus accusé d'avoir refusé à une femme l'accès à son véhicule à cause de la longueur de sa jupe, la RATP a indiqué ce dimanche à la presse avoir ouvert une procédure disciplinaire à son encontre.

En outre, selon la Régie des transports parisiens, le conducteur dément la version des faits relayée par des médias.

«À ce stade de l’enquête interne, le machiniste ne reconnaît pas les faits tels qu’ils ont été présentés dans la presse. Il reconnaît toutefois une faute de service, notamment avec le non-respect des règles d’exploitation en ayant refusé d’ouvrir les portes à deux jeunes filles, à une heure tardive, à la station Botzaris», a expliqué la RATP à 20 Minutes.

Dans un communiqué commun daté de samedi, la ministre des Transports Élisabeth Borne et la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, ont déclaré suivre «avec la plus grande attention le déroulement de cette enquête».

Dans une interview accordée au Parisien, Kamel Bencheikh, poète algérien et auteur de Préludes à l’espoir, a déploré la discrimination à laquelle sa fille Élise, 29 ans, a dû faire face le soir du 30 avril en plein Paris. Elle s’était vue refuser l’accès à un bus de la RATP près du parc des Buttes-Chaumont (XIXe) car sa tenue ne correspondait pas aux «goûts» du chauffeur.

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Tags:
mini-jupe, RATP, Paris, France
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