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L’affaire d’un viticulteur en biodynamie de Saint-Nicolas-de-Bourgueil, contraint de détruire 2.078 bouteilles de son vin jugé trop acide selon une norme européenne, a été examinée le vendredi 10 mai par un juge d’Orléans. Le sort de sa cuvée sera connu le 13 mai.

Le tribunal administratif d’Orléans a examiné vendredi un référé d’urgence de Sébastien David, viticulteur en biodynamie à Saint-Nicolas-de-Bourgueil, en Indre-et-Loire, qui a été obligé par la préfète du département de détruire 2.078 bouteilles de sa cuvée Coef. Le jugement sera prononcé le lundi 13 mai.

Les échantillons de ce vin ont été prélevés en octobre dernier par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes). Après un examen, des agents de la DGCCRF sont revenus dans son domaine afin de sceller 2.078 bouteilles de ce vin. Selon les inspecteurs, son acidité dépasse les normes de l’UE en la matière.

Par la suite, Sébastien David a effectué trois contre-expertises qui ont donné un chiffre en dessous de la norme européenne.

Malgré ces résultats, la préfecture d’Indre-et-Loire a pris le 12 avril un arrêté d’urgence ordonnant au vigneron de détruire ces bouteilles dans le mois, ce qui constituerait pour lui une perte sèche de 50.000 euros.

Une pétition a été lancée sur le site change.org afin que ce vin, selon l’auteur de cet appel, se retrouve «tant sur la table des plus grands restaurants que chez les amateurs du monde entier». Elle a déjà recueilli plus de 143.000 signatures.

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Tags:
tribunal, Union européenne (UE), vin, France
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