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Alors que le règlement intérieur des piscines municipales de Grenoble interdit le port du burkini pour des raisons d’hygiène, un collectif de femmes soutenues par l’association Alliance citoyenne, a investi une piscine de Grenoble. L’acte se justifie par une «désobéissance civile ».

Vendredi 17 mai, en fin de journée, des femmes musulmanes soutenues par l'association Alliance citoyenne sont allées se baigner dans une piscine grenobloise en burkini, au mépris du règlement qui l'interdit.

Comme l'indique le compte Facebook de l'association, elles se sont baignées pendant une heure malgré les injonctions de sortir.

Dans un post Facebook, l'Alliance citoyenne de l'agglomération grenobloise a précisé les motifs de son action:

«65 ans après Rosa Parks qui a désobéi aux règles interdisant aux Noirs de s'asseoir dans certaines parties du bus, elles utilisent la désobéissance civile pour les droits des femmes musulmanes en France. Pour Taous Belhadj, porte-parole de l'alliance, "l'accès aux piscines publiques est notre premier combat mais nous continuerons avec les salles de sports, les entreprises, les médecins qui refusent les femmes voilées».

Selon la publication, après l'incident, le maire de ville de Grenoble a proposé aux femmes un rendez-vous lundi 20 mai.

En mars dernier, une piscine située à Fort-Mahon-Plage (Hauts-de-France), qui refusait le port du maillot intégral, a été obligée de modifier son règlement intérieur, après une injonction du défenseur des droits, afin d'accepter les femmes vêtues de burkini. La décision a pourtant été rejetée deux jours après.

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Tags:
France, Grenoble, piscine, burkini
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