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    Sibeth Ndiaye, previously Macron's communication adviser, newly appointed spokeswoman of the government walks out after the weekly cabinet meeting at the ELysee Palace in Paris, Monday, April 1, 2019.

    La convocation de journalistes par la DGSI est «normale», selon le gouvernement français

    © AP Photo / Francois Mori
    France
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    Ces derniers mois, la direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) a convoqué plusieurs journalistes après des enquêtes sensibles. La porte-parole du gouvernement français a justifié ces mesures en les qualifiant de «normales». Selon elle, elles visent à «protéger un certain nombre de données nécessaires à des activités de défense».

    Cette semaine, trois journalistes ont révélé avoir été convoqués par les policiers de la DGSI. L’une est une journaliste de Quotidien, Valentine Oberti, qui a été convoquée en février pour une enquête sur les ventes d'armes françaises à l'Arabie saoudite. Les deux autres sont la reporter du Monde Ariane Chemin et le président du directoire du journal Le Monde Louis Dreyfus qui ont été convoqués dans le cadre de l’affaire Benalla.

    Le gouvernement en la personne de sa porte-parole Sibeth Ndiaye a commenté la situation sur les ondes d’Europe 1.

    «Il est normal qu'un État protège un certain nombre de données nécessaires à des activités de défense extérieure et militaires», a-t-elle affirmé, en soulignant que «les journalistes sont des justiciables comme les autres».

    Répondant aux attaques de ceux qui accusent le gouvernement d’atteintes à la liberté de la presse, Sibeth Ndiaye a précisé qu’il faudrait mieux s’attaquer aux causes de ces fuites d’informations pour éviter une éventuelle manipulation étrangère:

    «Aujourd’hui, c’est [les fuites, ndlr] envers les journalistes, mais demain, est-ce que ce n’est pas envers une puissance étrangère? Il faut qu’on soit capable d’aller chercher les causes. Ça ne remet pas en cause notre attention portée au secret des sources, c’est un droit important pour les journalistes, fondateur de leur activité, mais pour autant, l’État, c’est l’État. Et il y a des secrets qu’on doit aussi protéger.»

    Ces révélations ont suscité de nombreuses réactions d’autres journalistes mais aussi des responsables politiques. Les sociétés de journalistes, sociétés des rédacteurs et sociétés des personnels du Monde ont exprimé dans une tribune leur solidarité à leurs collègues convoqués par le service de renseignement intérieur.

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    Sibeth Ndiaye, France
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