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Depuis le rachat de la marque automobile russe Lada en 2017, ses garages ont progressivement fermé. Le dernier d’Île-de-France, celui d’Ivry-sur-Seine, a fermé ses portes pour toujours fin mai, relate Le Parisien. Son ancien propriétaire et ses fidèles clients déplorent la fin d’une époque.

Le dernier garage d'Île-de-France de la marque automobile russe Lada, présente en France depuis 1976, a fermé le 29 mai, indique Le Parisien. Bien que la liquidation judiciaire de cette marque de l'entreprise AvtoVAZ ait eu lieu en novembre 2019, la fermeture du garage Lada, situé rue Pierre-Galais à Ivry-sur-Seine, a pris plus d'un an et demi.

Son ancien propriétaire, Daniel Hourlay, se souvient du slogan publicitaire de la marque: «Lada, une solide réputation». Il a souligné qu'elle représentait la solidité à bon marché à l'époque: «Dans les années 1980, Lada a une image de robustesse, assortie d'un prix modeste».

«Ça attirait la classe populaire, une famille pouvait s'acheter un petit 4x4 familial Niva pour 40.000 F, les autres modèles valaient un peu plus de 20.000 francs», a-t-il précisé.

La Niva, dont la forme ressemble à celle d'une Jeep, voiture emblématique de la période de Brejnev, était en vogue en Occident dans les années 1980. La concession d'Ivry en a ainsi vendu près de 400 exemplaires en 1985. Cependant, les chiffres baissent considérablement à partir des années 90 jusqu'à leur plus bas niveau au début des années 2000.

Même si la marque n'a jamais rebondi en France, elle a toujours ses fidèles clients, qui perçoivent la fermeture de ce garage comme un drame: «Tous ceux qui l'ont connu sont en deuil. Les prix étaient raisonnables, le travail de qualité et Daniel avait les contacts pour trouver les pièces rares», déplore Frédéric, propriétaire d'une Niva.

Le garage d'Ivry était un endroit très fréquenté dans le quartier: «Depuis dix, vingt ans, tout le quartier passait au garage, pour réparer une pièce, gonfler un pneu, réparer un phare, regarder les jolies voiture», témoigne un autre voisin du concessionnaire.

Selon M.Hourlay, son garage a connu un succès auprès de personnalités: «Coluche, qui avait apporté sa Lada 2105 pour préparer le Dakar, passait tous les trois, quatre jours; Caroline Cellier, qui était venue faire réparer la BMW de son compagnon Jean Poiret; Richard Bohringer, qui voulait une Lada pour le film Lulu roi de France, Michel Blanc, aussi, pour Embrassez qui vous voudrez».

Il reste encore 74.297 voitures Lada roulant en France, dont des Niva, Samara et la famille des 2104/5/7. Avec le temps, ce nombre va diminuer petit à petit à cause de la disparition du marché français de la marque, appartenant au Groupe Renault depuis 2017.

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Tags:
garage, marque, automobile, Lada, Lada 4x4 (voiture), Niva, Renault Group, AvtoVAZ, Léonide Brejnev, Ile-de-France, France
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