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Le syndicat des Commissaires de la Police Nationale n’a pas aimé une phrase lancée par Marlène Schiappa sur les termes utilisés par les agents de police pour enregistrer les féminicides. La secrétaire d'État a par la suite précisé ses propos et évoqué un «malentendu».

La secrétaire française d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a été accusée d’avoir diffusé de fausses informations par le syndicat des Commissaires de la Police Nationale.

Les faits se sont déroulés le 25 avril, alors que Marlène Schiappa était en déplacement à Tours afin d’inaugurer un espace pour les femmes victimes de violences. Lors de cette visite, elle s’est exprimée sur la prise en charge par la police des meurtres de femmes par leurs conjoints ou ex-conjoints.  Schiappa  s’est notamment félicitée que ces actes soient désormais enregistrés sous le vocable «meurtre» et non plus sous celui d’«accident domestique» comme c’était auparavant le cas d’après elle.

Néanmoins, le syndicat des Commissaires de la Police Nationale (SCPN), a démenti cette information le 27 avril, accusant la secrétaire d’État de «fake news»:

«Un meurtre, quand il est établi, est enregistré comme meurtre dans le LRPPN [logiciel de rédaction des procédures de la police nationale, [ndlr]».

​Dans une série de tweets, Marlène Schiappa a par la suite précisé ses propos, expliquant qu’elle parlait notamment des «meurtres maquillés» et a évoqué un «malentendu».

​Quelque 220.000 femmes subissent des violences de la part de leur conjoint ou ex-conjoint annuellement en France. Au premier trimestre 2019, 39 femmes avaient été tuées par leur conjoint, un chiffre en augmentation par rapport à l’année précédente.

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Tags:
syndicats, accusations, désinformation, Marlène Schiappa, France
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