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    Castaner a «verrouillé» l’enquête sur les actes de la police à Nantes qui ont fait un disparu

    © AFP 2019 ALAIN JOCARD
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    À la Fête de la musique à Nantes, un festivalier a disparu après une opération de police. Une enquête a été ouverte par le parquet. Christophe Castaner a néanmoins verrouillé les investigations en saisissant l’IGPN, écrit Libération.

    Christophe Castaner a assuré à l’Assemblée nationale, mercredi 26 juin, qu’il voulait «toute la transparence» sur l’intervention de la police sur le quai Président-Wilson à Nantes, laquelle aurait pu conduire à la disparition d’un jeune homme, rapporte Libération.

    «Un jeune homme a disparu et peut-être est-ce lié à une opération, à une intervention de la police sur laquelle j'ai demandé des explications à la police des polices pour y voir plus clair», a déclaré le ministre de l'Intérieur.

    Une enquête a été ouverte par le parquet de Nantes pour «disparition inquiétante». M.Castaner a cependant décidé de verrouiller les investigations après avoir choisi de saisir l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) d’une enquête administrative, selon le journal. Cette dernière est responsable de l’opération de maintien de l’ordre en cause.

    C’est après ces actions de la police qu’un festivalier a disparu, ce qui a relancé le débat sur l’action des forces de l’ordre.

    «Une nuit de fête comme ça, l’autorité préfectorale doit être sur le pont. À chaque fois qu’on a des incidents de ce type, c’est toujours en fin de course, la nuit, quand tout le monde a envie d’aller se coucher, a témoigné à Libération un ancien directeur de cabinet du préfet de police de Paris. C’est à ce moment-là qu’il y a des fragilités, qu’il faut être extrêmement vigilant et rester au moins à l’écoute des ondes radio pour pouvoir réagir.» Il a également indiqué que l’action des troupes aurait dû être contrôlée en direct par l’autorité civile. Mais le préfet de Loire-Atlantique, Claude d’Harcourt, ou à défaut son directeur de cabinet, étaient absents pendant cette nuit.

    Le quotidien indique qu’on ne sait pas s’ils ont été prévenus de la situation sur le quai Président-Wilson, ou qui a donné l’accord à la charge et à l’utilisation de gaz lacrymogènes, de grenades de désencerclement et de lanceurs de balles de défense (LBD) contre la foule. C’est ce que devra déterminer l’IGPN.

    «Faire l’impasse sur le volet préfectoral, ça conduit à une enquête tronquée, dans laquelle on cherche à mettre un plafond pour ne pas remonter trop haut, et éviter de mettre en cause les copains. C’est choquant», a expliqué à Libération un ancien membre de l’IGA confronté plusieurs fois à ce cas.

    Samedi 21 juin, une soirée techno était organisée sur l’île de Nantes dans le cadre de la Fête de la musique. Aux alentours de 4 heures du matin, une vingtaine de policiers sont arrivés sur les lieux pour faire arrêter les festivités. Selon Libération, ils ont utilisé des gaz lacrymogènes, des grenades de désencerclement et des LBD contre les participants. Une dizaine de jeunes sont tombés à l’eau avant d’être récupérés par les pompiers. L’un a néanmoins disparu.

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    Tags:
    parquet, Christophe Castaner, police, Nantes
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