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    Jean-Luc Mélenchon

    Renvoyé en correctionnelle, Mélenchon commente «le deux poids deux mesures de la justice» évoqué par Mediapart

    © AFP 2019 GEOFFROY VAN DER HASSELT
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    Le chef de La France insoumise a commenté, sur Facebook l’article de Mediapart consacré au fait que plusieurs membres du mouvement devront comparaître devant le tribunal suite aux perquisitions d’octobre dernier. Il a donc souligné que le média, aussi perquisitionné, comprenait bien que la lutte contre «les abus du pouvoir» était «indivisible».

    «Mélenchon et ses proches renvoyés en correctionnelle: le deux poids deux mesures de la justice française», voici le titre de l’article de Mediapart sorti après la parution d’un autre, dans L’Express, selon lequel de nombreux membres de La France insoumise seront convoqués en citation directe par le parquet de Bobigny, «la plupart pour actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire, rébellion et provocation» lors des perquisitions d’octobre dernier.

    Sur sa page Facebook, Jean-Luc Mélenchon a dans la foulée réagit à la publication de Mediapart, disant qu’après avoir été perquisitionné lui-même «à la sauvage», le media se rendait compte que «la lutte contre les abus de pouvoir était indivisible».

    Dans son article, Mediapart a notamment rappelé qu’il avait déploré à l’époque de ces événements «la mise en scène du député insoumis et des siens autour des perquisitions» et dénoncé le fait que «le parquet soit sous tutelle du ministère de la Justice et du gouvernement».

    «À l’époque en effet, les perquisitions avaient été menées sous le régime de l’enquête préliminaire, diligentée par le parquet, alors que les circonstances auraient pu présider à l’ouverture d’une information judiciaire et à la nomination d’un juge indépendant. Mais ce n’est pas le choix qui a été fait, ce qui a eu pour effet de jeter le soupçon, à tort ou à raison, sur cette procédure», lit-on.

    D’après Mediapart, si, dans le cas de LFI, le parquet applique la loi formellement, il est des fois «plus souple», comme cela a été le cas avec Alexandre Benalla. Le média rappelle qu’au moment de la perquisition de son domicile, fin juillet dernier, l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron avait revendiqué «sans ciller la dissimulation de son coffre-fort et des données de son téléphone personnel, comme son refus de communiquer le numéro de sa femme».

    Néanmoins, une telle «obstruction manifeste» de la perquisition n’a eu aucune conséquence, souligne Mediapart. Le parquet de Paris a ainsi refusé d’élargir l’enquête à la disparition du coffre, ce que les juges avaient toutefois demandé.

    En octobre dernier, Jean-Luc Mélenchon s'en était pris physiquement à la fois aux forces de l'ordre et à un procureur lors des perquisitions menées chez lui et au siège de LFI dans le cadre de deux enquêtes préliminaires du parquet de Paris, l'une sur le financement de sa campagne présidentielle, l'autre sur des soupçons d'emplois fictifs d'assistants parlementaires au Parlement européen. Le président de LFI, filmant en direct sur Facebook la perquisition de son domicile, avait dénoncé une «énorme opération de police politique» à son encontre. Une dizaine d’autres opérations policières se déroulaient simultanément dans d’autres lieux.

    Le parquet de Paris avait aussitôt ouvert une enquête pour «menaces ou actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire» et «violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique».

    L'affaire a ensuite été dépaysée au parquet de Bobigny «dans un souci d'impartialité», selon le parquet général de Paris. Le parquet de Paris avait décidé en novembre de confier à des juges d'instruction les enquêtes sur les comptes de campagne et les assistants au Parlement européen.

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    souplesse, Mediapart, justice, perquisition, Jean-Luc Mélenchon, La France insoumise (LFI), France
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