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Le corps de Vincent Lambert, patient tétraplégique en état végétatif décédé le 11 juillet après arrêt des traitements, a été remis le jour suivant dans l'est de la France, à sa veuve, après son autopsie à Paris et dès que le permis d'inhumer a été délivré.

Le corps de Vincent Lambert avait été restitué dans la soirée du 12 juillet à son épouse et tutrice, Rachel, dans un lieu qui ne sera pas dévoilé, aux alentours de Reims,  a-t-on appris de sources concordantes.

«Le corps de Vincent Lambert a été restitué à Mme Rachel Lambert et le permis d'inhumer a été délivré en fin d'après-midi», a déclaré vendredi soir à l'AFP le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette.

Le corps a été remis discrètement vendredi en fin d'après-midi dans une ville de l'est de la France et les obsèques auront lieu très prochainement dans la plus stricte intimité familiale, ont indiqué plusieurs sources à l'AFP.

Jeudi le 12 juillet, le procureur Bourrette avait indiqué avoir ouvert une enquête en «recherche des causes de la mort» pour vérifier que l'arrêt des traitements de cet ancien infirmier de 42 ans, victime d'un accident de la route en 2008, était conforme à la loi. Dans ce cadre, son corps a été autopsié vendredi à Paris avant d'être restitué à son épouse et tutrice.

Matthieu Bourrette entend avec cette enquête «fournir à tous les membres de la famille les éléments médicaux et judiciaires leur permettant de connaître les causes exactes de la mort» pour qu'ainsi, «chacun puisse prendre ensuite ses dispositions et responsabilités, y compris sur le plan judiciaire».

Le 2 juillet, le docteur Vincent Sanchez, chef de service de soins palliatifs du centre hospitalier universitaire de Reims, avait engagé un nouvel arrêt des traitements, effectif depuis le 3 au soir, processus rendu possible le 28 juin par la Cour de cassation. Outre l'arrêt de l'hydratation et de l'alimentation par sonde, le protocole prévoyait notamment une «sédation profonde et continue».

11 ans en état végétatif

Vincent Lambert, ancien infirmier psychiatrique, se trouvait en état végétatif chronique depuis un accident de la route survenu en 2008. Les lésions cérébrales subies par le défunt ont été jugées irréversibles. 

Depuis 2013, les parents de Vincent Lambert ont mené une bataille juridique contre l'épouse de leur fils, son neveu François et six des frères et sœurs du patient qui veulent que cet «acharnement thérapeutique» stoppe. Vincent leur avait, selon eux, confié oralement préférer mourir que de vivre «comme un légume» mais il n'avait pas rédigé de directive anticipée.

En France, l'arrêt de soins médicaux pouvant conduire au décès du patient est autorisé par la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, dite loi Leonetti.

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Tags:
médecine, autopsie, Vincent Lambert, France
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