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    Élisabeth Borne

    Élisabeth Borne nommée pour succéder à François de Rugy

    © AP Photo / Christophe Ena
    France
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    Enquêtes journalistiques sur les frais de François de Rugy (29)
    22017
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    Après une semaine de polémiques autour des repas fastueux qu’il donnait alors qu'il présidait l'Assemblée nationale, François de Rugy a démissionné de son poste de ministre de l'Écologie et a été immédiatement remplacé par la ministre des Transports Élisabeth Borne. Les réactions ont été immédiates.

    Suite à une série de révélations portant notamment sur des dîners fastueux donnés lorsqu'il était président de l'Assemblée nationale, François de Rugy a démissionné de son poste mardi 16 juillet. Le soir même, l’Élysée a annoncé le nom de son remplaçant: Élisabeth Borne, la ministre des Transports.

    Elle gardera le portefeuille des Transports, sans pour autant prendre le titre de ministre d'État de son prédécesseur, a précisé l'Élysée. La nomination de Mme Borne, dont le portefeuille était déjà placé sous la tutelle du ministère de la Transition écologique, «est une évidence», a commenté la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye.

    Élisabeth Borne a fait ses preuves au gouvernement en conduisant la délicate réforme de la SNCF et a déjà piloté les dossiers écologiques sous Ségolène Royal, dont elle a dirigé le cabinet.

    Réactions à la nomination

    Cette décision a été aussitôt suivie par les réactions de plusieurs personnalités politiques. Du côté de LREM, sa nomination a été saluée:

    Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture, a souhaité «bon courage» au successeur de M.de Rugy:

    Le porte-parole du Rassemblement national (RN), Sébastien Chenu, a estimé que la nomination d'Élisabeth Borne au poste de ministre de la Transition écologique représente «la fin de l'écologie dans ce gouvernement».

    «Le départ de François de Rugy, l'arrivée d'Élisabeth Borne, la signature du CETA et du Mercosur, c'est la fin de l'écologie dans ce gouvernement. La nouvelle ministre de l'Écologie, nommée hier soir, qui a elle-même été à la tête de cette réforme funeste de la SNCF, devrait aujourd'hui envoyer un signal en disant: nous n'irons pas sur ces traités CETA, TAFTA, Mercosur, je crois qu'elle fait l'inverse», a accusé le député du Nord sur France 2.

    Julien Bayou, porte-parole d'Europe Écologie Les Verts, ainsi que le PCF ont critiqué la décision de la ministre à propos de la ligne Perpignan-Rungis.

    Julien Odoul, membre du bureau national du RN, a évoqué un «banc de touche de l’équipe de Macron terriblement pauvre».

    «Deux enseignements: le banc de touche de l'équipe Macron est terriblement pauvre. L'écologie est rétrogradée en 2e division en perdant son ministère d'État quelques semaines après le verdissement de l'acte 2 du quinquennat».

    ​Affaire de Rugy

    François de Rugy a organisé au minimum une dizaine de dîners luxueux «aux frais de la République» entre 2017 et 2018, lorsque l’actuel ministre était président de l’Assemblée nationale, a affirmé Mediapart dans une enquête publiée le 10 juillet.

    Ces dîners de haut standing, essentiellement organisés par Séverine de Rugy, son épouse, journaliste people à Gala, auraient eu lieu à l’hôtel de Lassay, résidence officielle du président de l’Assemblée nationale, et en auraient mobilisé le personnel.

    Qui plus est, il a effectué des travaux pour un montant de 63.000 euros dans son appartement ministériel et a également loué un logement à «loyer social préférentiel» à proximité de Nantes, toujours selon Mediapart.

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    Enquêtes journalistiques sur les frais de François de Rugy (29)
    Tags:
    écologie, révélations, ministre, palais de l'Élysée, Emmanuel Macron, Élisabeth Borne
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