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Enquêtes journalistiques sur les frais de François de Rugy (29)
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Interrogée par les journalistes sur la démission de François de Rugy, la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a fait un lapsus qui –elle l’a vite compris– «va faire florès sur les réseaux sociaux». En effet, elle a déclaré qu’il «ne saurait être question de présager de l’innocence» du ministre démissionnaire.

La démission, sur fond de scandale, du ministre de l’Écologie, François de Rugy, fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours et a également été évoquée par la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye.

Lors du compte rendu du Conseil des ministres, mercredi 17 juillet, elle a cité devant la presse le cas de François de Rugy, qui a démissionné après les révélations de Mediapart concernant son train de vie. Souhaitant défendre l’ex-ministre, elle a parlé de présomption… de culpabilité au lieu de présomption d’innocence.

Sibeth Ndiaye s’est pourtant tout de suite rendu compte de son erreur, faisant le constat immédiat qu’elle ne lui serait sans doute pas pardonnée par les internautes.

Le lapsus

«Je sens que ce lapsus va faire florès sur les réseaux sociaux», a-t-elle pronostiqué.

«J’ai déjà envie d’effacer cette séquence», a-t-elle ajouté dans un éclat de rire.

Evoquant la démission de François de Rugy, elle a souligné que le Président avait «salué l’engagement qu’il avait eu […] sur les sujets de transition écologique, de biodiversité, sur les sujets de protection de l’environnement» ainsi que «son sens des responsabilités qui l'a conduit à préférer quitter le gouvernement plutôt que d'entraver l'action de la majorité».

Les révélations

Les dîners fastueux donnés par François de Rugy entre 2017 et 2018 lui auront finalement coûté son poste de ministre de la Transition écologique. Il a présenté, mardi 16 juillet, sa démission du gouvernement alors qu’il venait d’être, à nouveau, mis en cause par Mediapart pour ses dépenses quand il était président de l’Assemblée nationale.

En outre, l’ex-ministre «a utilisé son indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) pour payer une partie de ses cotisations à EELV en 2013 et 2014», selon une nouvelle enquête de Mediapart.

Dossier:
Enquêtes journalistiques sur les frais de François de Rugy (29)

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