Ecoutez Radio Sputnik

    Une infirmière s’est vue refuser sa naturalisation française car elle travaillait trop

    © Sputnik . Alexey Sukhorukov
    France
    URL courte
    6135
    S'abonner

    Reprochant à une infirmière de cumuler «trois emplois pour une durée mensuelle de 271 heures de travail», la préfecture de Val-de-Marne a ajourné sa demande de naturalisation. L’information a suscité l’ire des internautes.

    Une infirmière s’est vu refuser la nationalité française par la préfecture du Val-de-Marne au motif qu’elle cumulait trop d’heures de travail, a fait savoir le 12 juillet un internaute sur son compte Twitter, publiant la lettre de la préfecture.

    ​Cette décision a suscité l’indignation sur les réseaux sociaux. Le courrier de la préfecture a été adressé à une infirmière, amie de l’internaute, qui avait demandé sa naturalisation, explique 20 Minutes. La lettre informe que sa demande a été ajournée à deux ans.

    Pour justifier le report, le courrier indique que l’infirmière cumule «trois emplois pour une durée mensuelle de 271 heures de travail». «Vous êtes ainsi en infraction au regard de la réglementation sur le temps de travail en France», explique la préfecture.

    Des heures de trop

    La loi limite en effet le temps de travail à 48 heures par semaine et «44 heures par semaine en moyenne sur une période de douze jours consécutifs», selon le site service-public.fr. Or, la semaine de la demandeuse dépasse les 63 heures de travail.

    La publication de la lettre a provoqué de nombreuses réactions d’indignation sur Twitter, dans un contexte de grogne du milieu hospitalier sur les conditions de travail du personnel.

    La préfecture du Val-de-Marne, contactée par 20 Minutes, a confirmé l'authenticité du document. Selon l’auteur de la publication, l’infirmière va faire appel auprès du ministre de l’Intérieur. En cas de réponse défavorable, elle pourra s’adresser au tribunal administratif de Nantes.

    Tags:
    travail, naturalisation, France, infirmière, Val-de-Marne
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik