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Aucun «lien direct» n’a été établi entre les éoliennes de Nozay et certains troubles constatés tant chez les hommes que chez le bétail, mais les experts relèvent que les «symptômes sont confirmés sur ce secteur», a indiqué la préfecture de Loire-Atlantique.

Les experts n'ont pas établi de «lien direct» entre le fonctionnement d'un parc éolien à Nozay et des troubles frappant les élevages avoisinants dont les vaches sont victimes d’une mystérieuse mortalité depuis sept ans, a annoncé la préfecture de Loire-Atlantique.

«Si les troubles et symptômes chez l'homme et l'animal sont confirmés sur ce secteur, aucun élément ne permet, en l'état de la connaissance scientifique et des études conduites, d'établir le lien direct avec le fonctionnement du parc éolien», indique la préfecture dans un communiqué.

Les hommes et les animaux

Depuis avril, des éleveurs et des riverains du parc éolien affirment souffrir de maux de tête, d'insomnies ou de douleurs. Ils sont suivis par le CHU de Nantes.

Quant aux animaux, environ 250 vaches sont mortes depuis 2013, alors que les autres sont marquées par une baisse de la production laitière, des difficultés à vêler et des retards de croissance. Certaines refusent d'avancer sur une partie de la route qu'elles ont toujours empruntée pour aller à la pâture, ont confié des éleveurs à l’AFP.

«On a aussi eu des veaux aveugles, avec des trous dans le crâne, des membres mal formés, qui se mettent à tourner en rond et à se cogner la tête dans les murs», avait précédemment relaté, cité par Le Parisien, un autre éleveur des Côtes-d'Armor qui a perdu 120 bovins en cinq ans.

Les recherches

En 2014, les représentants du Groupement permanent pour la sécurité électrique (GPSE) avaient déjà étudié le problème. Ils avaient constaté une «concomitance de l'installation et de la mise en service des éoliennes avec l'altération des performances et les troubles du comportement des animaux» sans pour autant déceler quelque anomalie électrique, ou courant parasite, que ce soit.

De février à avril, des experts dans les domaines vétérinaire, électrique, électromagnétique et géobiologique ont réalisé des investigations sur huit éoliennes d’un parc installé depuis 2012 à Nozay avec l'accord des exploitants agricoles à proximité. Et cette seconde expertise a abouti à la même conclusion.

La préfecture a annoncé de prochains axes de recherches et la poursuite d'expertises «des impacts de bruit et des champs magnétiques de toutes natures sur ce secteur», tandis que les ministères de la Transition écologique et de l'Agriculture ont saisi l'Agence nationale pour la sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) en vue d’obtenir un «avis scientifique sur les causes des difficultés constatées», a-t-elle précisé.

L'influence des champs électromagnétiques sur les élevages avait déjà fait l'objet d'un rapport du ministère de l'Agriculture en 1998. Il a été reconnu que les animaux, en particulier les bovins, étaient beaucoup plus sensibles que les humains aux phénomènes électriques, avait précédemment noté Le Parisien.

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Tags:
Le Parisien, AFP, bétail, agriculture, émissions électromagnétiques, expertise, vétérinaires, élevage, troubles psychiques, Loire-Atlantique, énergie éolienne
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