Selon le quotidien britannique The Independent, la police française en utilisant du gaz lacrymogène contre la population civile joue un rôle de «catalyseur du désordre social». L’article de la journaliste Nabila Ramdani a paru après les célébrations de la finale de la Coupe d’Afrique des nations durant lesquelles des milliers de personnes, y compris des familles avec des enfants dans des poussettes, ont été affectées par le gaz lacrymogène, reporte The Independent.
De nombreuses vidéos filmées sur «la plus belle avenue du monde» montrent de petits enfants qui ont du mal à échapper aux nuages de fumée lacrymogène alors que celle-ci est normalement prohibée même dans les zones de guerre. Selon la journaliste Nabila Ramdani, «la police française est autorisée à utiliser des substances brûlant les yeux, la bouche et les poumons» contre des civils, bien que celles-ci soient interdites par des traités internationaux.
«Le nombre de projectiles de gaz a augmenté, la plupart des jeunes fans se sont enfuis dans les rues latérales ou se sont lancés dans le pillage et le vandalisme. C’est le schéma classique que j’ai noté tout en couvrant de nombreuses émeutes à Paris, notamment celles du mouvement anti-gouvernemental des Gilets jaunes qui a déjà abouti à des millions d’euros de dégâts rien qu’à Paris», déclare la journaliste. «Lorsque j’ai fait un reportage sur le recours au gaz lacrymogène extrêmement scandaleux de décembre à Paris, Aurélie Bonal, porte-parole principale de l’ambassade de France à Londres, a répondu sur Twitter en niant que le gaz lacrymogène soit classé parmi les armes chimiques», rappelle-t-elle.Selon le ministère de l'Intérieur, dès le début du mouvement des Gilets jaunes au mois de novembre, plus de 2500 manifestants et 1800 représentants des forces de l'ordre ont été blessés. Alors que des participants aux manifestations ont été grièvement blessés et que, dans le débat public, les policiers sont accusés d’abus de pouvoir, l’Onu a de son côté appelé les autorités françaises à entamer une enquête sur les recours à la force. Parmi les 265 enquêtes ouvertes, aucune n’a mené à la condamnation du moindre policier.









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