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    Une sénatrice française souhaite «contrôler» davantage l'allocation de rentrée scolaire

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    Alors que la rentrée scolaire se profile, la sénatrice PS Samia Ghali a dénoncé lundi 19 août sur l’antenne de RMC l’utilisation détournée de l’allocation de rentrée scolaire à laquelle certaines familles peuvent avoir droit. Elle souhaite que la somme restante après l’achat de fournitures soit redistribuée à des écoles pour des dépenses communes.

    Alors que les vacances d'été touchent à leur fin et que la rentrée doit avoir lieu le 2 septembre prochain, la sénatrice PS des Bouches-du-Rhône Samia Ghali a dénoncé lundi 19 août sur l’antenne de RMC l’utilisation détournée de l’allocation de rentrée scolaire (ARS) à laquelle certaines familles peuvent avoir recours.

    L'allocation de rentrée scolaire a été versée mardi 20 août à trois millions de familles françaises modestes pour permettre l'achat des fournitures. En fonction de l'âge des enfants, entre 368 et 402 euros sont distribués aux familles éligibles.

    Samia Ghali souhaite que des contrôles soient effectués afin de savoir comment les Français les plus modestes dépensent cette somme.

    «On a des familles qui vont profiter de la rentrée scolaire pour acheter ce qu’il faut et pour d’autres, cette allocation ne va malheureusement pas servir à acheter des cahiers ou des stylos», lance-t-elle.

    Selon la sénatrice, certains enfants viennent à l’école sans matériel scolaire et les enseignants sont parfois obligés de payer de leur poche les fournitures manquantes. «Quand un enfant, dont les parents touchent l’allocation de rentrée scolaire, arrive à l’école sans matériel, il faut un signalement de l’Éducation nationale. Il faut demander à la famille pourquoi leur enfant n’a pas les fournitures adéquates [...]. Il faut ensuite voir si cette famille est en difficulté et comment on peut mieux l’accompagner», estime Samia Ghali.

    «Il faut vérifier à quoi sert l'argent», a demandé l'élue des Bouches-du-Rhône. Selon elle, il faudrait même donner cette allocation «en fonction de factures qui justifient l'achat de matériel scolaire». Elle propose de reverser une partie directement dans la caisse des écoles pour permettre d'acheter du matériel commun. «Il n’y aurait plus de listes de fournitures pour les parents et ça éviterait la course aux marques», argumente Samia Ghali.

    Cependant, la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (PEEP) s’oppose à cette vision des choses. «Nous ne sommes pas favorables à un système qui jette de la suspicion sur les familles. Nous considérons que les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants et savent ce qui est bon pour eux. Responsabiliser, c’est faire confiance». «Les gens qui ont des revenus modestes essaient de s’en sortir. L’immense majorité des parents, notamment les mères seules, utilisent cet argent pour financer les études de leurs enfants. Il y a les fournitures mais aussi les tenues de sport, les cartes de transport... Bien sûr, il est possible que certaines familles achètent des écrans géants mais c’est minoritaire. Il ne faut pas stigmatiser les familles», explique Hubert Salaün, porte-parole de la PEEP.

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    Peep (Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public), allocations, Bouches-du-Rhône, France
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