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    De nouveaux chants homophobes perturbent un match Nice-Marseille

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    © AFP 2019 VALERY HACHE
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    Les chants homophobes continuent de gâcher les matches de Ligue 1: le Nice-Marseille a été interrompu douze minutes à l'Allianz Riviera, en match de la 3e journée de Ligue 1, mercredi soir, relate l’AFP.

    «Les Marseillais c'est des pé...» ont retenti au moment même où la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) se réunissait à Paris pour juger 18 cas de chants ou banderoles homophobes dans les tribunes de ses championnats professionnels, la L1 et la L2.

    Dans ce cadre, le club de Nancy (L2) a vu sa tribune Piantoni suspendue un match ferme pour des «chants à caractère discriminatoire» lors de la rencontre contre le Mans le 16 août. Pour la première fois dans le foot français, l'arbitre avait brièvement interrompu ce match au motif de chants homophobes.

    Les autres cas examinés par la Ligue mercredi soir relevaient de «propos insultants» et se sont soldés par un simple rappel à l'ordre. Le barème appliqué a donc été dans l'ensemble clément, dans un but de pédagogie et de prévention.

    Alors que le gouvernement et les instances en font une priorité, le casse-tête de la lutte contre l'homophobie dans les stades est loin d'être résolu, à l'image du Nice-Marseille mercredi en Ligue 1.

    L'arbitre Clément Turpin a interrompu le match à la 28e minute, après plusieurs alertes du speaker.

    Chants homophobes

    À partir de la 17e minute, les ultras de la Populaire Sud (ex-Brigade Sud), on a commencé à entonner le chant: «Les Marseillais c'est des pé...», suivi de: «La Ligue, on t'enc...» Le speaker a fait une annonce à la 22e minute: «Nous vous demandons de cesser ces propos injurieux, sans quoi le match sera interrompu». Il est encore intervenu à la 25e minute, l'arbitre a parlé aux capitaines, Dante (Nice) et Steve Mandanda (Marseille).

    La tribune persistant à chanter le même air, M. Turpin a renvoyé les deux équipes aux vestiaires, que les joueurs ont regagné sous le désormais fameux chant contre la Ligue.

    La Brigade Sud de Nice avait commencé par des banderoles au second degré, jouant sur les mots, en déployant d'abord une banderole: «Bienvenue au groupe Ineos, à Nice aussi on aime la pédale», ce dernier mot écrit en lettres arc-en-ciel comme le drapeau de la communauté LGBT.

    Il s'agissait aussi d'une allusion à l'équipe cycliste d'Ineos, le groupe de pétrochimie qui vient de racheter le club. Le nouvel homme fort du club, Robert Ratcliffe, frère du milliardaire Jim Ratcliffe, le nouveau propriétaire, était en tribunes pour assister à ce spectacle.

    Il était aux côtés de l'ex-président du club, Jean-Pierre Rivère, et son directeur général, Julien Fournier. Les nouveaux propriétaires devraient d'ailleurs annoncer jeudi le retour du duo de dirigeants aux affaires.

    Un peu plus tard, la BSN a déplié une autre banderole sur laquelle on pouvait lire: «LFP/Instance: des parcages pleins pour des stades plus gay», gay écrit en lettres arc-en-ciel.

    Réactions

    En fin de match, la tribune niçoise a sorti une troisième banderole encourageant à supporter l'OM, «un club LGBT, pour lutter contre l'homophobie».

    La secrétaire d'État à l'égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, a réagi sur Twitter en félicitant Clément Turpin, «dont on connaît l'engagement pour le respect dans le foot, d'avoir interrompu le match», et a dénoncé «une banderole homophobe (qui) salit les tribunes».

    Ces faits sont récurrents depuis le début de la saison. Le week-end dernier, Brest-Reims et Monaco-Nîmes avaient également été brièvement arrêtés.

    Mercredi en fin d'après-midi, des supporters de Lille ont chanté: «Les Stéphanois sont des pé...», brièvement, sans message du speaker ni intervention de l'arbitre.

     

    Tags:
    chant, match, homophobie
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