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    Avenue Foch à Paris (archive photo)

    La menace terroriste devenant en France «endogène», le renseignement renforce le suivi

    CC BY 2.0 / EuroVizion / 8. //60g/1k/1301/66.f - Avenue Foch, Paris 1996
    France
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    Dans le contexte de la menace terroriste «endogène» qui plane sur la France ainsi que de la propagande d’Al-Qaïda⃰, le suivi des personnes isolées radicalisées et potentiellement dangereuses sera renforcé par les forces du renseignement, selon le rapport de la Délégation parlementaire au renseignement, cité par Le Figaro.

    Pour contrer «la menace terroriste principalement endogène» en France et prévenir les actes terroristes, les services du renseignement français renforcent leur contrôle, indique le rapport de 140 pages de la Délégation parlementaire au renseignement que s’est procuré le Figaro.

    La «propagande médiatique» d’Al-Qaïda*

    Dans ce dernier rapport de la Délégation datant de 2018, présidée à l'époque par la députée LREM Yaël Braun-Pivet, les agences engagées dans la lutte antiterroriste évoquent non seulement la préoccupation profonde face aux «attaques dites inspirées» ou «d’initiative» qui sont toujours «à craindre», mais aussi face à la propagande d’Al-Qaïda*:

    «Qui plus est, les services de renseignement constatent une relance de la propagande médiatique de l’organisation Al-Qaida⃰».

    Individus isolés radicalisés

    Alors que la situation avec les «returnees» (les combattants de retour des zones syro-irakiennes) semble être «maîtrisée» depuis le 13 novembre 2015, ce sont principalement les personnes «isolées» radicalisées qui ont été les auteurs d’actes terroristes. 

    Ainsi, pour prévenir le passage à ces actes, il faut mieux évaluer «les signaux faibles».

    La Délégation constate la nécessité de renforcer le «suivi des individus inscrits dans le Fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT)», lequel comprend 10.000 noms.

    Toutefois, elle note que «les réformes sont encore en cours de mise en œuvre, plus de 3.600 individus signalés pour radicalisation n’ayant toujours pas fait l’objet d’une réévaluation et ne s’étant pas vu affecter un niveau de suivi, conformément à la nouvelle doctrine.» 

    Interconnexion des différents fichiers dans la lutte antiterroriste

    Parmi les moyens pour renforcer le suivi, la Délégation, présidée actuellement par le sénateur LR Christian Cambon, évoque également le contrôle du flux migratoire et la coordination avec «d’autres fichiers existants», comme par exemple «le fichier Agrippa, qui recense les propriétaires et possesseurs d’armes», ou le «fichier recensant les personnes ayant subi des soins psychiatriques sans consentement, Hopsyweb, dont les accès ont été élargis».

    * Organisation terroriste interdite en Russie

    Tags:
    Al-Qaïda, menace terroriste, renseignement, France
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