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    Un ex-colonel soupçonné de crimes contre l’humanité libéré à Paris à cause d’«une erreur de procédure»

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    Un ancien colonel libérien mis en examen pour crimes contre l’humanité a été remis en liberté vendredi 6 août en raison d'«une erreur de procédure», rapporte Le Parisien. Sa remise en liberté a été automatique après que le magistrat n’a pas répondu à la demande faite par l’avocat de pouvoir communiquer avec son client détenu, affirme une source.

    Le colonel libérien Kunti K., âgé de 44 ans, a été remis en liberté par la chambre de l’instruction de la cour d'appel de Paris, relate Le Parisien. L’homme mis en examen pour «crimes contre l’humanité, actes de torture et de cannibalisme, utilisation d’enfants soldats et esclavage» se trouvait en détention provisoire à la maison d’arrêt de Fresnes (Val-de-Marne).

    En septembre 2018 à Bobigny (Seine-Saint-Denis), les gendarmes de l'Office de lutte contre les crimes contre l'humanité avaient interpellé cet ancien colonel d'une guerre civile libérienne qui envisageait à ce moment-là de fuir au Portugal.

    C’était Civitas Maxima, association suisse représentant la voix des victimes des crimes contre l'humanité, qui avait déclenché en juillet 2018 à Paris l’affaire contre ce Libérien surnommé «Ugly Boy», suite à sa plainte.

    Une erreur de procédure

    «L'avocat du colonel K. a présenté une demande de remise en liberté de son client car le juge d'instruction n'avait pas répondu à sa demande d’un permis de communiquer avec son client, précise une source proche du dossier, citée par Le Parisien. «Une telle erreur entraîne automatiquement la libération du mis en examen», a-t-il indiqué.

    Cet ex-commandant de l'ULIMO (United Movement of Liberia for democracy) est soupçonné d'avoir participé à des exactions commises pendant la guerre civile au Liberia, entre 1992 et 1997.

    Selon un témoignage recueilli par l’association Civitas Maxima, il aurait ouvert le ventre d’un homme à coups de hache afin de manger son cœur avec ses hommes. La plainte l’accuse également de mise en esclavage de personnes d’une ethnie différente de la sienne et du meurtre d’une femme considérée comme une sorcière, indique Le Parisien.

    Kunti K. a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire national.

    Tags:
    guerre civile, Cour d'appel de Paris, France, Paris
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