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    Marche des portraits à Bayonne, 25 août 2019

    Portraits de Macron décrochés: rassemblement devant le tribunal avant le début du procès - images

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    Plus de 200 personnes se sont rassemblées mercredi devant le TGI de Paris, avant le début de l'audience des militants qui ont décroché des portraits d'Emmanuel Macron à Paris.

    Huit militants écologistes et un vidéaste, âgés de 23 à 36 ans, sont jugés mercredi après-midi devant la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour «vol en réunion» après avoir participé en février au décrochage de portraits d'Emmanuel Macron dans des mairies d'arrondissement de la capitale.

    «Ce matin, il y a un mélange entre détermination, car motivée à expliquer pourquoi il faut rentrer en désobéissance civile sur les questions écologiques, et un peu d'appréhension car cela reste un procès», explique à l'AFP Cécile Marchand, 24 ans.

    Selon la militante, salariée dans l'association les Amis de la terre, «ce n'est pas notre procès mais le procès de l'inaction climatique de Macron, nous n'avons rien à faire ici».

    «Aujourd'hui, il faut s'engager dans la rue, ce n'est plus le temps de l'expertise et du plaidoyer», a déclaré Jean-François Julliard, directeur exécutif de Greenpeace France, entouré des neufs prévenus et devant des manifestants, tous munis d'une pancarte «Stop à l'inaction climatique».

    Cécile Duflot, directrice d'Oxfam France, souligne aussi que ce n'est «plus le temps d'alerter mais de passer aux actes pour marquer les esprits», tout en se demandant si «les juges vont comprendre ce que les dirigeants ne comprennent pas?».

    «C'est le gouvernement qui devrait être en procès, c'est grave ce qu'il se passe dans notre pays», a lancé, quant à elle, la députée la France insoumise, Mathilde Panot, accompagnée de ses collègues François Ruffin et Eric Coquerel.

    Depuis le lancement de sa campagne de désobéissance civile «Décrochons Macron», le mouvement Action non-violente COP21 (ANV-COP21) revendique la «réquisition» de 128 portraits officiels du président, le dernier dans la mairie d'un petit village du Pays basque, Irissary (Pyrénées-Atlantiques), le 23 août, à la veille du G7 de Biarritz.

    Par ailleurs, 57 personnes ont fait l'objet de poursuites en correctionnelle, principalement pour «vol en réunion», un délit pour lequel la peine maximale encourue est de cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

    Le premier procès de «décrocheurs» s'était tenu fin mai à Bourg-en-Bresse. Un militant écologiste avait été condamné à une peine d'amende ferme de 250 euros et cinq autres à une amende avec sursis, le 12 juin.

    Douze autres procès de «décrocheurs» sont prévus jusqu'à septembre 2020.

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    manifestation, Emmanuel Macron, Paris, tribunal, procès
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