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    Une «guerre des drones» fait-elle rage entre la police et la gendarmerie françaises?

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    Lors du sommet du G7, un drone de surveillance de la Police aux frontières a été neutralisé. Celle-ci en accuse la gendarmerie nationale, révèle LCI.

    Une affaire datant du sommet du G7 génère des tensions entre la police et la gendarmerie nationales, selon LCI. Le 24 août à Hendaye, gendarmes et policiers étaient à leur poste pour éviter des débordements au vu des manifestants anti-G7 à proximité. D’après plusieurs sources de la chaîne française, c’est la Police aux frontières (PAF) qui était en charge, à l’aide d’un drone, de surveiller la bourgade et ses environs.

    D’après le média, peu après 13 heures, l’armée de l’air a signalé la présence dans le ciel d’un drone non-identifié. Selon les règles énoncées en marge du sommet, seul un drone de la PAF était autorisé à survoler la zone. C’est alors que les versions commencent à diverger. D’abord, le drone est identifié comme celui des militaires de la gendarmerie. Ceux-ci démentent et craignent alors qu’il s’agisse d’un drone «ennemi», visant à potentiellement commettre un attentat.

    Vers 13h15, le pilote du drone de la PAF perd soudainement le contrôle de l’engin. Il parvient tout de même à le faire poser sans l’abîmer, car l’appareil coûte quand même 30.000 euros. Le drone a vraisemblablement reçu de puissantes ondes électriques visant à le neutraliser. La PAF en est certaine: ce sont les gendarmes qui ont ordonné le tir.

    Les gendarmes, quant à eux, ont affirmé à LCI avoir alerté la police qu’ils s’apprêtaient à neutraliser un drone non-identifié.

    Toujours selon la chaîne d’informations, un deuxième drone policier au-dessus de Biarritz a également été «brouillé», sans aucune autre explication. L’armée, les forces de l’ordre et le Secret Service américain nient toute implication dans cet incident.

    Depuis cette histoire, gendarmerie et police rejettent la faute l’une sur l’autre, assure LCI. D’après plusieurs sources policières, une plainte pourrait être déposée devant la justice pour faire la lumière sur cette affaire.

    Tags:
    Biarritz, armée de l'air, Gendarmerie nationale française, police, drone, sommet du G7 de 2019
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