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    «Un chef incontesté pour qui ses hommes se seraient fait tuer»: hommage à Jacques Chirac - vidéos

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    Plusieurs milliers de personnes font la queue sous la pluie pour pouvoir se recueillir auprès du cercueil de Jacques Chirac, arrivé aux Invalides sous les applaudissements. Sputnik s'est entretenu avec ceux qui sont venus, notamment d’anciens collègues de l’ex-Président décédé jeudi, à 86 ans.

    De nombreux Français ont fait le déplacement aux Invalides à Paris pour assister, ce dimanche après-midi, à une cérémonie populaire et rendre un dernier hommage à l’ancien Président Jacques Chirac.

    Sputnik a été témoin de l'ambiance de tristesse solennelle sur les lieux et a eu l’occasion de s’entretenir avec plusieurs participants à l’évènement.

    «Un Président qui savait parler aux hommes»

    Jean-Michel Casanova, compagnon de Jacques Chirac à l’armée, a indiqué qu’il avait «peu de souvenirs de lui [de Jacques Chirac, ndlr] en tant que Président de la République», mais a donné une caractéristique claire et nette de l’ancien chef d’État:

    «Je pense que c’est un Président qui "avait des couilles", qui savait parler aux hommes, qui était proche des hommes. Et des femmes bien sûr.»

    Il a également rapporté avoir croisé l’ex-Président «il y a deux ou trois ans» à Biarritz.

    Il a reconnu qu’un fait l’avait «troublé» quand, après un salut réciproque, Jacques Chirac lui a adressé la parole.

    «Tu as bonne mine. Comment va ton crayon? C’était Chirac. Des hommes comme ça, on en veut. On en veut plein», a résumé Jean-Michel Casanova.

    Il s’est aussi arrêté sur la période militaire, «car je l’ai connu à l’époque».

    «C’était un chef incontesté pour qui ses hommes se seraient fait tuer. C’est rare.»

    Jean-Michel Casanova a raconté qu’un général avait demandé à l’ex-Président de rester dans l’armée et qu’il avait accepté au début.

    «Mais je crois qu’une certaine Bernadette, je ne sais pas si vous connaissez, a dû gagner la partie puisqu’il a fait autre chose, a-t-il poursuivi avec un sourire malicieux. Tant mieux pour la France, hélas pour l’armée.»

    Évoquant leur jeunesse dans l’armée, il a insisté sur le fait que Jacques Chirac était «déjà un chef».

    «Vous pouviez laisser le lieutenant Chirac dans une pièce avec 20 personnes qu’il ne connaissait pas. Un quart d’heure après, il était le chef de clan. Incontesté», a-t-il souligné.

    «Nous perdons un grand chef d’État»

    Michel, un autre participant à cérémonie, a été très bref:

    «C’est une partie de ma jeunesse qui s’en va.»

    À la demande de Sputnik, il a évoqué les «quelques mots» qu’il avait laissés sur le registre.

    «Nous perdons un grand chef d’État.»

    Maxima Rodriguez, une ancienne militante interrogée par Sputnik, a présenté un album photo.

    ​Elle a expliqué avoir «travaillé beaucoup» avec Jacques Chirac, notamment à l’Hôtel de ville (de Paris).

    «Monsieur Chirac, il était tellement sympa. Il avait du cœur», a-t-elle témoigné.

    Avant d’ajouter:

    «Jamais il n’était méchant […] Il ne commandait jamais.»

    Journée de deuil national

    Quelque 5.000 personnes ont signé les registres de condoléances déposés dans le vestibule de l'Élysée, qui accueille depuis jeudi ceux qui désirent laisser un message. Un autre livre d’or est mis à la disposition du public au musée du quai Branly, dont l’entrée sera gratuite jusqu'au dimanche 13 octobre inclus.

    Une journée de deuil national est prévue pour le lundi 30 septembre. Une minute de recueillement, à l’issue d’un hommage religieux, sera respectée à 15h00 partout en France. Un service solennel présidé par Emmanuel Macron sera rendu à 12h00 en l'église Saint-Sulpice à Paris, en présence des anciens Présidents François Hollande, Nicolas Sarkozy et Valéry Giscard d'Estaing.

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    Église Saint-Sulpice de Paris, palais de l'Élysée, armée, France, Sputnik, Emmanuel Macron, Valéry Giscard d'Estaing, François Hollande, Nicolas Sarkozy, deuil national, Bernadette Chirac, hommage, Jacques Chirac
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