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Attaque à la préfecture de police de Paris (37)
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Le député Éric Diard a déclaré aux médias que sur les 43.000 agents de la préfecture de police de Paris, devenue dernièrement la scène d’une attaque au couteau ayant fait quatre morts, 15 étaient surveillés pour radicalisation et que l’agresseur «serait passé entre les mailles du filet».

Alors que l’enquête sur l’attaque à la préfecture de police, qui a fait quatre morts, a été remise, après des investigations du parquet de Paris, au parquet national antiterroriste, le député Les Républicains Éric Diard a affirmé ce samedi 5 octobre aux médias que plusieurs dizaines de policiers étaient actuellement suivis pour radicalisation.

Interrogé sur la possibilité de «chiffrer le nombre de policiers» soupçonnés de radicalisation dans le pays, il a donné une réponse claire et nette.

«Il y a 150.000 policiers, il y en a une trentaine qui sont susceptibles d’être radicalisés. Au niveau de la préfecture de police, 43.000 agents et 15 personnes sont surveillées pour radicalisation», a indiqué le député, coauteur d’un rapport parlementaire sur la radicalisation dans les services publiques.

«Ce qui m'inquiète, c'est comment une personne qui semblait présenter des signes de radicalisation pouvait se trouver encore à un poste aussi sensible que les renseignements de la préfecture de Paris?», s’est-il demandé.

«Cette personne n’était pas dans les écrans radar»

Éric Diard s’est dit certain que l’agresseur n’était pas suivi pour radicalisation parce que même en cas d’un simple contact avec des personnes radicalisées, il «ne pourrait être à ce poste».

«Quand on a un doute, on les écarte des postes stratégiques, on leur enlève l’arme, on les met à des postes plus administratifs, plus subalternes… Cette personne n’était pas dans les écrans radar», a-t-il souligné.

Interviewé également sur Europe 1, Éric Diard a rappelé que les employés des services de police étaient soumis à des vérifications régulières, notamment pour déceler d’éventuelles traces de radicalisation.

«Il y a des habilitations, des contrôles qui sont faits tous les cinq ans par la DGSI d’abord, puis l’IGPN. Je pense qu’il est passé à travers les mailles du filet […]. Soit il y a eu une faille du renseignement, soit, à cette époque-là [celle du dernier contrôle, ndlr], il n’était pas encore radicalisé», a-t-il affirmé pour conclure.

L’attaque à la préfecture de Paris

Une attaque au couteau à la préfecture de police de Paris a fait jeudi 3 octobre quatre morts, trois policiers et un agent administratif, ainsi qu’un blessé. L’auteur de la tuerie, qui faisait partie du personnel et qui travaillait à la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP), a été abattu.

Après avoir constaté certains signes de radicalisation chez le meurtrier après sa conversion à l’islam, les enquêteurs estiment qu’il pourrait s’agir d’une éventuelle attaque djihadiste et l’affaire a été remise au parquet national antiterroriste.

Dossier:
Attaque à la préfecture de police de Paris (37)

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Les Républicains (LR), Parquet de Paris, vérification, radicalisation, attaque au couteau, police, agents, Préfecture de police de Paris, députés
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