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Les armes de deux policiers ont été confisquées en raison de soupçons de radicalisation à la suite de signalements de leurs collègues, indique Le Parisien. Cette mesure a été prise à titre conservatoire.

Une semaine après l’attaque au couteau à la préfecture de police (PP) de Paris commise par un employé, les signalements de policiers sur d’éventuels «signes de radicalisation» de certains collègues se multiplient, raconte Le Parisien.

Selon le quotidien, deux policiers de la région parisienne ont d'ores et déjà été «désarmés». L'un d'eux a été suspendu à titre provisoire.

Âgé de 39 ans, ce capitaine de police à la brigade d'exécution des décisions de justice a été suspendu «par principe de précaution». Selon ses collègues, l'officier se serait ostracisé depuis son mariage avec une avocate de confession musulmane en 2011. Depuis, il porte une barbe et refuse d'être en contact avec des femmes.

L’enquête menée par l'Inspection générale de la police nationale et la Direction du renseignement de la PP a pourtant conclu que l'agent était religieux, mais pas radicalisé. Mais à la lumière de la tuerie à la préfecture, ses collègues s'inquiètent d'une possible «taqiya», une technique de dissimulation prônée par les islamistes, et le signalent.

Le second policier désarmé cette semaine est un gardien de la paix en poste au commissariat de Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine). Il avait déjà été révoqué de la police en 2018 en raison de son comportement jugé «prosélyte et sectaire», selon Le Parisien. Mais la sanction a été contestée et annulée début 2019 par le tribunal administratif.

Ses collègues lui reprochaient de refuser les contacts avec les femmes. Il avait même déjà été entendu comme témoin par la sous-direction antiterroriste, car il avait prêté son arme et son badge à l'auteur de l'attaque contre des militaires de l'opération Sentinelle survenue à Levallois-Perret en 2017. Le policier, lui, se défend de tout «lien» avec le terroriste, et assure rester à distance des femmes par «pudeur».

Le préfet de police appelle aux signalements

Dans une note du 7 octobre, Didier Lallement, le préfet de police de Paris, appelle les directeurs de service «à signaler immédiatement à [leur] hiérarchie les signes d'une possible radicalisation d'un agent», comme «les changements vestimentaires et alimentaires, le refus de serrer la main du personnel féminin, un repli sur soi, le rejet de l'autorité».

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Tags:
arme de service, police, radicalisation, préfecture, Paris, France
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