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Paris a annoncé samedi soir sa décision de suspendre les exportations vers la Turquie de matériels de guerre susceptibles d’être employés en Syrie. Le Parisien dévoile ceux dont il est question.

Dans la soirée du samedi 12 octobre, la ministre des Armées Florence Parly et Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères, ont annoncé dans un communiqué commun que suite à l’offensive turque dans le nord-est syrien, «la France a décidé de suspendre tout projet d'exportation vers la Turquie de matériels de guerre susceptibles d'être employés dans le cadre de cette offensive».

​Le Parisien indique que d’après le rapport au Parlement 2019 sur les exportations d’armement, les industriels français ont reçu de la Turquie l'équivalent de 594,5 millions d'euros de commande en dix ans (depuis 2009), dont 45,1 millions l'an dernier, 198,2 millions en 2017, mais seulement 11,4 millions en 2012.

Pour les livraisons d'armes vers la Turquie, c'est-à-dire «uniquement» celles qui quittent physiquement le territoire (ce qui ne prend pas en compte les services associés), 461,7 millions d'euros ont été atteints en dix ans.

Le même rapport indique aussi le nombre et le montant équivalent des licences, c'est-à-dire des «autorisations préalable» de vente par catégorie d'armes.

Les trois domaines où la France en a octroyé en 2018 l'équivalent de plus de 100 millions d'euros sont ceux regroupant les «bombes, torpilles, roquettes, missiles, autres dispositifs explosifs», ceux de «matériel économique» et ceux de «matériels, constructions et composants blindés ou de protection».

Le journal précise que concernant les armes vendues, on ne connaît pas précisément celles dont il s'agit pour chaque catégorie: quel missile, quel composant, quel matériel, etc. Ni, forcément, dans quel cadre et pour quelles missions l'armée turque s'en sert.

Suspension des exportations d’armes

L’Allemagne et la France ont annoncé le 12 octobre la suspension de la vente d'armes «susceptibles d'être utilisées» par Ankara dans le cadre de son opération militaire dans le nord-est de la Syrie contre les Unités de protection du peuple (YPG).

Les mesures sur les ventes d'armes prises par Berlin, Paris et d'autres capitales européennes ne suffiront toutefois pas à stopper l'offensive en Syrie, a commenté par la suite M. Erdogan.

Source de Paix

Le 9 octobre, Ankara a lancé son offensive Source de Paix dans le nord-est de la Syrie. Cette opération a pour but, d’après Recep Tayyip Erdogan, de sécuriser la frontière turque sud, de protéger l’intégrité territoriale du pays voisin et d’assurer le retour des réfugiés syriens. Plusieurs pays et organisations ont sommé la Turquie de faire cesser sans délai cette offensive qui a déjà fait plus de 400 victimes dans les rangs des milices kurdes.

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suspension, exportations, Turquie, France
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