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    «Affaire inédite et horrible»: la «démembreuse du canal du Midi» attend son verdict

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    Vendredi, la justice toulousaine doit mettre le point final dans la choquante affaire d’une femme qui a tué au printemps 2016 sa collègue avant de jeter son corps découpé dans le canal du Midi, écrit Ouest-France.

    Ce crime qui a eu lieu en mai 2016 dans le centre de Toulouse choque toujours par sa cruauté. Sophie Massala, une mère de famille de 55 ans, a alors tué sa collège Maryline Planche, a découpé son corps et a disséminé ses membres le long du canal du Midi. La justice prononcera son verdict vendredi. Pour ce meurtre, Sophie Massala risque la réclusion criminelle à perpétuité, indique Ouest-France.

    Estimant qu’il s’agit d’une «affaire inédite et horrible» et d’un meurtre d’«inhumanité extraordinaire», Me Georges Catala, avocat de la famille de la victime, souligne que les psychologues et les psychiatres ont constaté l’absence de carences mentales chez Sophie Massala et que sa conduite au moment du crime «montre qu’elle était très soucieuse de passer entre les mailles du filet policier».

    En même temps, Me Pierre Dunac, l’avocat de Sophie Massala, plaide que sa cliente «n’avait pas la volonté de tuer sa collègue de travail» mais que la rencontre des deux femmes, «plutôt cordiale au début, a dégénéré».

    Maryline Planche a été tuée le 12 mai 2016 dans son appartement du quartier Saint-Georges, où Sophie Massala s’est rendue, d’après Me Pierre Dunac, dans un souci d’apaisement des tensions. Selon l’accusation, la tête de la victime a été fracassée avec une bouteille puis son corps a été découpé avec une scie à métaux avant d’être transporté jusqu’au canal à l’aide d’un chariot de supermarché.

    Sophie Massala, surnommée depuis la « démembreuse du canal du Midi », a été interpellée quelques jours plus tard à Montpellier et est passée aux aveux. En 2011, elle avait déjà été condamnée pour détournement de fonds à l’université de Montpellier où elle travaillait, précise Ouest-France.

    Toujours d’après le média, les deux femmes, employées de l’Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées (Agefiph), se connaissaient depuis à peine quelques mois. Sophie Massala a été décrite par ses collègue comme joviale, mythomane et manipulatrice tandis que sa victime comme une personne consciencieuse, solitaire et discrète.

    Bien que les motifs qui ont poussé Sophie Massala ne soient toujours pas clairs, l’accusation parle d’«une obsession haineuse». À l’audience qui débutera lundi devant la cour d’assises de la Haute-Garonne, Sophie Massala plaidera coupable de l’accusation de meurtre mais se défendra d’avoir prémédité son crime.

    Tags:
    Toulouse, crimes, corps humain, femmes
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